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Culture

Cinéma: Un Marocain à la tête d’un studio européen mythique

Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
Abdou Achouba est aujourd’hui partenaire associé du Studios
Un parcours hors normes auprès de grands noms du cinéma international

Achouba a produit la saga «La Bible» tourné pendant 10 ans à Ouarzazate. «Cette série a changé la donne concernant les tournages au Maroc, c’est la première fois que des intérieurs sont tournés chez nous, le Maroc ne servait que de décor extérieur» confie Achouba. Suite à une faillite du producteur, il a sauvé le film Malena de Giuseppe Tornatore avec Monica Bellucci tourné à Essaouira et El Jadida. Il aura également facilité le tournage de Spy Game de Tony Scott au Maroc dont le tournage était prévu en Israël

A défaut d’être sous le feu des projecteurs, et de bénéficier d’une notoriété publique, Abdou Achouba occupe aujourd’hui une place stratégique au sein du cinéma italien et pas seulement en sa qualité de producteur.
Partenaire-associé  de l’ancien De Paolis Incir Studios, aujourd’hui Studios, il est à la tête d’un monument mythique du cinéma italien, aussi fameux en Italie que la célèbre Cinecittà. Studios est un hub multimédia de 25.000 m² situé dans le centre ville de Rome, et dont les studios servent de cadre à diverses activités, telles que des tournages de films, de spots publicitaires, de séries TV, passant par les shootings photos ou encore d’évènements spéciaux. Ramené à la vie en 1997 par un jeune entrepreneur, Daniele Taddei, après des travaux de restaurations massives, le Studios a retrouvé l’allure de ses années de gloire. Il aura accueilli les plus grands noms du cinéma italien de l’âge d’or comme Fellini ou Pasolini, et s’offre à nouveau un bel avenir.
Deux passions animent Abdou Achouba, le 7éme art et l’Italie. Il a été journaliste, critique de cinéma, réalisateur, enseignant en cinéma à Paris I-Sorbonne Nouvelle, et producteur. A Paris également, il fonde la revue cinémarabe. Il signe plusieurs courts et longs métrages, mais c’est le documentaire «Taghounja», dédié à Nass El Ghiwane en 1980, qui retiendra l’attention du public. Il sera présenté à Venise, à Cannes puis primé à Carthage.Il a toujours été très sensible à l’Italie, sa culture, son histoire et au raffinement italien même lorsqu’il était étudiant à Paris où il a obtenu son diplôme à l’IDHEC (Institut des hautes études de cinéma). Et bien entendu cette sensibilité touche également au cinéma italien qu’il dit, avec grands regrets, avoir découvert avec 30 ans de retard. «Lorsque l’on connaît le cinéma italien d’après-guerre le cinéma de Vittorio De Sica, on constate que c’est une société généreuse beaucoup plus proche de nous, plus humaine» précise-t-il. Il déplore d’ailleurs le fait que le Maroc soit plus proche de la culture française qu’italienne qui nous ressemble tellement plus dans l’esprit, l’humour ou même dans son côté plus sombre. C’est lors du tournage du remake de Casablanca, intitulé «Casablanca Casablanca», tourné à Marrakech et à Tanger, que se produit un déclic amoureux entre lui et la star du film, Giuliana de Sio. De retour à Rome pour finir le tournage, il était loin de se douter qu’il allait s’installer définitivement dans le pays de Dante. Il finit par épouser Giuliana avec qui il fera des films en compagnie de grands noms du cinéma italien tel que Monicelli ou encore  Ettore Scola. Comme il connaissait bien la France où il avait de nombreux contacts, il était facile pour Achouba de monter des coproductions franco-italiennes. «Encore aujourd’hui il n’y a pas de films qui ne soient pas coproduits avec la France», souligne Achouba. Parmi ses plus grandes fiertés, la coproduction du film «La famille» d’Ettore Scola, dont il était admirateur, nommé meilleur film étranger aux Oscars, porté par Vittorio Gassman, devenu un de ses amis proches. Aujourd’hui, son envie est de faire découvrir aux jeunes ce cinéma italien qu’ils ne connaissent pas. Il prévoit également de grands projets similaires au Studios, à Essaouira «pour changer de Marrakech et Ouarzazate», confie Abdou Achouba.
Aïda BOUAZZA

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