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Prix de L’Economiste pour la recherche: 10 ans déjà!

Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
Une trentaine de travaux primés depuis le lancement en 2005
Le prix devenu un label de qualité
Cérémonie de remise ce vendredi 19 décembre

C’est le rendez-vous annuel tant attendu par les étudiants et les chercheurs.

Depuis la première édition, l’engouement est le même parmi l’élite du monde de l’entreprise et des affaires. La salle affiche complet à chaque édition depuis 2005

Ce vendredi 19 décembre, le prestigieux prix de L’Economiste pour la recherche en économie et gestion sera décerné. L’édition 2014 est exceptionnelle, puisqu’elle marque le 10e anniversaire du lancement du prix. Initié en 2005 par le Groupe Eco-Médias, éditeur des quotidiens L’Economiste et Assabah et Atlantic Radio, le prix est attribué chaque année à des recherches validées par des établissements publics ou privés. Objectif: encourager la recherche académique sur l’économie marocaine, ses secteurs et ses entreprises. A travers ce prix, L’Economiste veut contribuer à la création de passerelles entre l’entreprise et l’université et soutenir les jeunes chercheurs. Mais au-delà de cette récompense, le prix favorise l’insertion des candidats dans le milieu professionnel, car au fil des ans, il a été perçu comme un label de qualité et de rigueur dans la réflexion.
Deux raisons d’être sont à l’origine de cette initiative, selon les termes de Driss Alaoui M’Daghri, président du jury, professeur et ancien ministre. «La première est le désir du journal de faire connaître les cénacles universitaires peu accessibles au public et dont la vocation traditionnelle est de reposer paisiblement sur les rayonnages poussiéreux des bibliothèques. La deuxième, non moins importante, est de pousser les jeunes à choisir les sujets d’actualité les plus pertinents et cesser de ressasser leurs aînés».
Dès son lancement, l’ambition de ce prix était de devenir une véritable référence au niveau national. Et c’est désormais chose faite! L’évènement annuel est aujourd’hui connu et reconnu dans le monde de la recherche. La preuve: des dizaines de chercheurs y postulent chaque année. Le prix, c’est aussi un tremplin pour explorer de nouveaux horizons. «D’une part, ce prix m’a encouragé à poursuivre mes études de master recherche en management logistique. De l’autre, j’ai été sollicitée juste après l’obtention du prix de L’Economiste par un organisme public dans lequel je travaille aujourd’hui, pour l’accompagner dans la mise en place d’un système de veille stratégique opérationnelle, thème de ma recherche primée», témoigne pour sa part Imane Wahdani, cadre supérieur au département de réglementation technique et commerciale au sein de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination et des exportations (EACCE), relevant du Ministère de l’Agriculture. Wahdani est lauréate du prix de L’Economiste pour la meilleure recherche en catégorie Bachelor (2008) pour son travail sur l’Intelligence Economique et la Veille Stratégique au Maroc.
Il s’agit aussi d’un sésame qui peut ouvrir de nouvelles perspectives aux primés.
«Le prix de L’Economiste est une initiative ciblée dans la mesure où cela permet à un travail de sortir des tiroirs pour être partagé entre le monde académique et le monde professionnel», témoigne Nabil Boubrahimi, ancien lauréat du prix de L’Economiste catégorie doctorat. Boubrahimi est devenu depuis professeur universitaire à la Faculté Ibn Tofail de Kénitra et expert dans le commerce international.

Très fiers de leur consécration, les primés de 2007 affichent leurs trophées. Un label prestigieux qui ouvre la voie à une carrière prometteuse aussi bien dans le public que dans le privé

«Je constate un intérêt croissant pour le prix dans les milieux universitaires, ce qui tire la qualité des travaux vers le haut. Sachant que le domaine de la recherche n’est pas facile en raison du manque de moyens et d’appui… », poursuit Boubrahimi.
Ce dernier croit fermement que le soutien doit aussi venir du secteur privé, car l’Etat ne peut pas combler tous les besoins.
Le prix assure en outre une forte médiatisation des travaux primés. «A titre d’exemple, ma thèse, intitulée: Les enjeux des ALE conclus par le Maroc dans le secteur des services, primée en 2009, a suscité un débat sur la libéralisation des échanges avec les USA et l’UE», signale le professeur universitaire. Son travail a d’ailleurs été publié par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST).
Mais, le débat est surtout enclenché grâce à des sujets qui collent à la réalité comme la problématique du taux de change, les ALE, la responsabilité sociale, l’industrie électrique, le textile/habillement, ou encore le statut avancé … «Celui qui aspire à ce prix sait pertinemment qu’il doit faire une partie pratique de ce qu’il a développé comme théorie, avec souvent un focus sur le cas marocain», soutient Boubrahimi. L’esprit du prix de L’Economiste est d’inciter les chercheurs et leurs encadrants à poser un regard neuf  et donner du sens à leurs travaux. Il constitue depuis quelques années un baromètre de la qualité de l’enseignement économique et une distinction non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour les institutions de formation.

                                                                 

Trois catégories en lice

Outre le management du Groupe Eco-Médias, le jury du prix de L’Economiste pour la recherche en économie et gestion est composé d’une palette de personnalités du milieu des affaires et de la recherche universitaire

Sur une quarantaine de candidatures, trois travaux seront primés cette année dans trois catégories. La première est celle qui récompensera la «meilleure thèse» permettant d’obtenir un doctorat. La seconde est celle du «prix du meilleur master». Quant à la 3e catégorie, elle récompense le «meilleur mémoire de licence ou bachelor. Les prix sont dotés d’une enveloppe de 40.000 DH pour le gagnant de la 1re catégorie et 20.000 et 10.000 DH respectivement pour les 2e et 3e catégories.
Les critères de sélection accordent une importance particulière à l’originalité du sujet, sa pertinence pour comprendre ou agir sur le terrain et à l’effort de la méthode. Ces critères se basent aussi sur l’apport de la recherche pour l’entreprise, son accessibilité, ses possibilités de réalisation et son intérêt pour le grand public. Quant au jury,  il est composé d’une palette de personnalités du monde universitaire et des affaires, dont le président Driss Alaoui Mdaghri, ancien ministre, Ahmed Rahhou, PDG du CIH, Nezha Hayat, membre du directoire de Société Générale, Ahmed Driouch, doyen de l’Institut d’analyses économiques et des études prospectives à l’Université Al Akhawayn, Rachid Hamdad, DGA de TBWA/ALIF, et Bellamine Asmaa, ancienne cadre à la BCP.
Nadia Salah, directrice des rédactions du groupe Eco-Médias, est également membre de ce jury, ainsi que Mohamed Benabid, rédacteur en chef de L’Economiste, et Meriem Oudghiri, secrétaire générale de la même rédaction.

Conseils pour les futurs candidats

- Le choix du sujet: Défrichez, documentez-vous, lisez et réfléchissez. Pour la gloire, la culture ou le plaisir. Sélectionnez un sujet qui mérite la peine que vous lui consacriez nombre de mois, voire d’années de votre vie.
- Le travail de terrain est le seul qui puisse permettre des approches fécondes. Nous vivons dans un espace, en un temps et dans des organisations données. Inscrivez-vous dans les enjeux et préoccupations de notre société.
 -Des pépites d’information: La recherche est un travail de détective dont les sources traditionnelles ou électroniques doivent faire l’objet d’un usage intelligent. Cherchez votre inspiration, mais trouvez votre propre chemin.
- Débattez aussi souvent que possible avec vos encadrants, collègues et amis. Soignez votre écriture: précision, rigueur, style et élégance. C’est une affaire de fond. La langue est votre outil de réflexion et surtout de transmission. Enfin, n’oubliez jamais que votre recherche est à la fois un aboutissement et un début.

Jury: Le mot du président

Driss Alaoui Mdaghri

«Le Prix de L’Economiste pour la recherche en économie et gestion est devenu une référence et la cérémonie de remise un rendez-vous annuel incontournable pour de nombreux universitaires et décideurs économiques. Cela d’autant plus qu’à cette occasion une personnalité est chaque fois invitée à partager sa vision avec les invités sur une question d’intérêt national.
Cette année, la conférence que prononcera notre invité, un haut cadre marocain de la Nasa, sur la recherche spatiale, revêtira un intérêt spécial et montrera que la recherche constitue un tout et que le Maroc est à même d’être actif dans tous les domaines.
Depuis son institution, autrement dit depuis dix ans, le prix a réussi à attirer des dizaines de chercheurs qui ont soumis leurs travaux à l’appréciation du jury dans l’espoir d’être distingués. La composition du jury est telle qu’un équilibre fécond est assuré entre universitaires, dirigeants d’entreprises et professionnels des médias. Elle assure au prix une grande adéquation avec les problèmes effectifs de l’économie marocaine et les besoins réels des entreprises qui en constituent le tissu. Je suis persuadé que son attribution représente un encouragement concret aux impétrants et est de nature à stimuler la recherche dans les établissements  d’enseignement supérieur».

Aziza EL AFFAS

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