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Israël pris au piège par la mort d’Abou Ein

Par L'Economiste | Edition N°:4419 Le 12/12/2014 | Partager
Le décès du ministre palestinien suscite de vives réactions
Mahmoud Abbas pourrait suspendre la coopération sécuritaire avec Tel Aviv

Avec un pragmatisme infaillible, la diplomatie palestinienne exploite les excès de violence israéliens à son avantage

La tension bat son plein entre palestiniens et israéliens après le décès de Ziad Abou Ein, haut responsable palestinien mort mercredi en Cisjordanie, suite à des altercations avec les militaires israéliens.
Participant à une manifestation contre l’occupation israélienne, Ziad Abou Ein a été repoussé brutalement par les soldats israéliens qui l’ont empoigné au col et à la gorge. Des images de la scène montrent une empoignade confuse et véhémente, et sur une vidéo on peut voir une bombe lacrymogène exploser au pied du responsable palestinien, qui semble ensuite respirer à grand peine.
Palestiniens et israéliens ont donné à partir de la même autopsie deux versions opposées des causes de la mort du responsable. Pour ses compatriotes, Ziad Abou Eïn est décédé à cause des coups portés par des soldats israéliens et des gaz lacrymogènes qu'il a inhalés. Pour les Israéliens, la victime, déjà malade du coeur, a succombé à un accident cardiaque.
En tout cas, la situation ne semble pas être facile surtout pour les forces d’occupation israéliennes qui se retrouvent embarrassées suite à cet «incident». Cela fait des mois que la tension monte entre les deux  côtés, mais la mort de ce responsable du Fatah va certainement envenimer davantage la situation.
L’Autorité palestinienne coopère avec Israël sur plusieurs dossiers, surtout ceux concernant la sécurité. Si jamais le Fatah décide de mettre fin à cette coopération, les choses vont devenir de plus en plus difficiles. Sur le plan diplomatique, auprès de la communauté internationale, surtout en Europe, la Palestine gagne de plus en plus de sympathie et le dossier de la reconnaissance de son Etat semble être sur les bons rails.
Depuis les attaques sur Gaza l’été dernier, la machine diplomatique palestinienne, en dépit de ses faibles moyens, enchainent les victoires décrochant une reconnaissance de la Suède et la relance du débat sur le statut du pays dans plusieurs capitales européennes. D’ailleurs, même le premier allié de Tel Aviv, Washington s’est dit «profondément préoccupé» par ce décès, et appellent Israël à conduire une enquête rapide, équitable et transparente pour contenir la situation.
Mahmoud Abbas comprend très bien que ce tragique événement est un moyen de pression supplémentaire sur le gouvernement israélien. Le président palestinien a très rapidement accusé Israël de «crime barbare qui ne doit pas rester impuni». «Toutes les options sont ouvertes» a-t-il menacé. La coopération sécuritaire est indispensable pour Israël, notamment pour déjouer des attentats sur son sol.
Pour le moment, les réactions israéliennes restent très timides. Le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, a dit regretter la mort de Ziad Abou Eïn et a rappelé l’importance de conserver une situation sécuritaire stable…
M. L.

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