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SMT: «La concurrence ne nous inquiète pas!»

Par L'Economiste | Edition N°:4419 Le 12/12/2014 | Partager
L’arrivée de l’émirati Al Rashideen devra stimuler la compétition
Objectif: promouvoir le tabac made in Maroc à l’export

«Nous avons toujours un accord avec Philip Morris qui court jusqu’à fin 2015. Mais nous sommes toujours en négociations pour reconduire ce contrat», tient à préciser Paul Leggat, PDG de la SMT
 

- L’Economiste: Vous comptez bientôt inaugurer le nouveau siège. Qu’incarne cette acquisition par rapport à la nouvelle stratégie?
- Paul Leggat:
C’est une enveloppe globale de 400 millions de DH, entre le head office et le centre de service couvrant l’Afrique. A lui seul, le siège a nécessité un peu plus de 290 millions de DH. Par rapport à ce déménagement, il y a certes une variable d’image, mais il y a aussi une logique de modernisation, avec un espace de travail plus convivial et plus motivant qui implique de nouvelles machines et de nouveaux modes de travail.  Cette acquisition incarne toute la démarche de changement que nous sommes en train d’initier. Cette décision s’inscrit dans une démarche entamée depuis 3 ans et qui va continuer sur les prochaines années. En fait, c’est un point d’étape dans ce changement.
- Est-ce que le changement concerne aussi le portefeuille produits et les ambitions sur l’Afrique?
- Tout à fait. Cela vient aussi accompagner notre stratégie sur l’Afrique. Un axe de développement qui a déjà commencé avec des analyses qualité pour le manufacturing, démarrées il y a plusieurs années. S’y ajoute le centre d’excellence pour les services informatiques partagés: nous piloterons tous nos services informatiques depuis Casablanca. Puis le centre d’excellence pour les ressources humaines du groupe qui sera aussi installé dans ce siège. Effectivement tout cela vient accompagner l’ambition de transformer le Maroc en hub pour les activités africaines du groupe. Ce qui passe par le marketing, le commercial, les fonctions support comme les RH, informatique… Et bien sûr tout l’aspect financier à travers la démarche d’intégration de Casa Finance City.

- N’est-ce pas là une manière d’anticiper le départ de Philip Morris et le manque à gagner à venir de 20% de part de marché?
- C’est une hypothèse. Nous avons toujours un accord avec Philip Morris qui court jusqu’à fin 2015. Mais nous sommes toujours en négociations pour reconduire ce contrat. Que l’on se mette d’accord ou pas, notre volonté africaine est bien plus ambitieuse que ce contrat avec Philip Morris. Aujourd’hui, la priorité des priorités est de pouvoir produire assez pour atteindre les objectifs en Afrique.  

- Le PLF prévoit des révisions à la hausse des prix du tabac. Quelles incidences peut avoir une telle mesure?
- Marquise est une marque résiliente qui représente plus de 50% de part de marché. Pour ce qui de la revalorisation des prix, le gouvernement a décidé une augmentation progressive depuis 2013. Bien évidemment, cette augmentation de la TIC sera répercutée sur le prix. Ce qui peut renchérir l’accessibilité des produits concernés. Le risque est que lorsque le consommateur habituel de la marque ne peut plus y accéder, il peut se tourner vers la contrebande qui devient plus compétitive. D’ailleurs, ces dernières années, nous avons constaté un doublement de volume de l’informel sur ce segment.

- L’arrivée de nouveaux entrants ne risque pas de perturber le marché?
- Ce n’est pas un problème. L’intérêt d’avoir les conditions d’un marché ouvert nous assure de devenir de plus en plus compétitifs. C’est une preuve que nous sommes plus modernes, mieux préparés, mieux engagés pour faire face au marché. Dans une situation de monopole, rien ne vous pousse à déployer plus d’effort! 

- Mais vous risquez quand même de perdre des parts de marché?
- Nous ne le redoutons pas, parce que nous avons effectué les bons diagnostics, engagé les modes de réaction, les bons projets et les investissements adéquats. Aujourd’hui, nous accueillons l’arrivée de ces nouveaux concurrents avec sérénité. Finalement, notre principal concurrent reste le marché illicite.

- Quelle est votre stratégie à l’export?
- Nous fournissons des produits semi-finis à l’usine algérienne du groupe Al Rashideen. Des produits finis comme Gauloise sont également expédiés au marché du Golfe. Aujourd’hui, nous nous dirigeons principalement vers l’Afrique, Nous ciblons prioritairement les pays amis du Maroc et ceux desservis par Royal Air Maroc. Le groupe dispose aussi d’unités de production en Afrique. Nous sommes présents dans plus de 20 pays. Aujourd’hui, l’objectif est  de re-centraliser  tout cela et promouvoir l’outil industriel marocain en rapatriant toute les productions. Plutôt que d’aller sur des implantations directes en Afrique, nous comptons valoriser le made in Maroc via l’export vers ces marchés porteurs.

Station d’épuration

Une bonne partie de l’investissement engagé dans l’usine d’Aïn Harrouda porte sur l’épuration des eaux usées, les émissions de CO2 et la substitution du fuel par le GPL (gaz de pétrole liquifié). A elle seule, la station d’épuration a nécessité une enveloppe de 60 millions de DH.

Propos recueillis par Amine ATER

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