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Economie

Tomate: Bruxelles rejette les allégations contre le Maroc
De notre correspondant permanent, Aziz Ben Marzouq

Par L'Economiste | Edition N°:4419 Le 12/12/2014 | Partager
Pas de dépassement de quotas ni de prix bradés
Des lobbies accusent le Royaume d’inonder les marchés

«Les importations de fruits et légumes en provenance du Maroc ont en fait diminué en 2013-2014 et le Maroc n’a pas utilisé entièrement ses contingents. Toujours est-il que le partenaire s’est toujours conformé aux dispositions de l’accord agricole», dixit la Commission européenne

La Commission européenne a rejeté catégoriquement les allégations de Coldiretti, le lobby des agriculteurs italiens, qui a accusé le Maroc d’exporter vers l’Italie non seulement de grandes quantités de tomates mais en plus des fruits traitées avec des pesticides dont l’utilisation est interdite en Europe.
Mardi 9 décembre, c’était surtout les producteurs de tomates espagnols, le lendemain c’était le tour des lobbies de la tomate française et jeudi c’est essentiellement des syndicats agricoles italiens qui reprennent le refrain «d’un marché européen inondé de tomates marocaines vendues à des prix de dumping». Mara Bizotto, l’eurodéputée italienne de la Ligue du Nord (parti régionaliste anti-européen) qui a relayé au niveau de la Commission la revendication de la Coldiretti, a accusé le Maroc de «violer à grande échelle les obligations prévues dans l’accord agricole Maroc/UE en exportant sur l’Union des volumes énormes de tomates et à des prix inférieurs au prix d’entrée fixé à 0,461 euro le kg». Selon elle, les tomates marocaines seraient apparemment dédouanées en Espagne et en France «sans contrôle adéquat en dépit du fait que l’utilisation de pesticides est autorisée au Maroc et que l’eau utilisée pour l’irrigation présenterait des dangers pour la santé». L’eurodéputée italienne a donc demandé à la Commission s’il ne serait pas judicieux de suspendre l’accord agricole avec le Maroc, lequel pourrait s’avérer désastreux pour les producteurs italiens et européens. Dans sa réponse, la Commission européenne a indiqué qu’elle surveillait scrupuleusement l’utilisation des contingents tarifaires fixés dans l’accord agricole avec le Maroc et qu’à ce jour, elle n’a noté aucune anomalie. Quant aux contrôles aux frontières, la Commission a rappelé que cette question relevait de la responsabilité des autorités douanières des États membres de l’UE, lesquelles «assurent l’application du système de prix d’entrée et de la perception des droits d’importation liés au mécanisme instauré». Elle précise que l’accord d’association Maroc/UE de 2012 établit une structure institutionnelle de la coopération entre les parties, y compris un comité d’association chargé de la mise en œuvre de l’accord d’association. En ce qui la concerne, la Commission utilise la «sous-commission de l’agriculture et de la pêche existante pour recueillir des informations sur la production agricole au Maroc et les échanges de données commerciales». Mieux, lors de la dernière rencontre de la sous-commission de l’agriculture et de la pêche Maroc/UE (en octobre 2014), la Commission a même noté que «les importations de fruits et légumes en provenance du Maroc ont en fait diminué en 2013 et que le Maroc n’a pas utilisé toutes les quantités disponibles dans les contingents tarifaires établis». L’Exécutif européen rappelle par ailleurs que toutes les importations de fruits et légumes en provenance du Maroc sont tenues de respecter les normes sanitaires et phytosanitaires de l’UE comme les importations en provenance de tous les autres pays tiers. La Commission européenne précise à ce propos que les vérifications de ces exigences par l’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE «montrent que les importations marocaines sont généralement conformes aux exigences de l’UE». Elle ajoute que l’accord agricole Maroc/UE prévoit aussi une «clause de sauvegarde» destinée à traiter les cas potentiels de concurrence déloyale. Cette clause de sauvegarde contient également des dispositions sur les questions sociales, «y compris un programme de coopération dans le domaine social». Les deux partenaires n’ont, jusqu’ici, jamais été amenés à utiliser les dispositions prévues dans cette clause de sauvegarde.

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