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Régions

L’Asmex sensibilise les opérateurs de Fès

Par L'Economiste | Edition N°:4418 Le 11/12/2014 | Partager
Une série de rencontres-débats pour sensibiliser les exportateurs
Couvrir les paiements et concéder le risque à celui qui le gère, la Smaex

Mis en veilleuse depuis quelques années, le bureau régional de l’Association marocaine des exportateurs (Asmex-Fès) vient de reprendre ses activités. Pour marquer son retour, la section locale, présidée par le textilien M’hamed Skalli, a convié, le 9 décembre 2014, les opérateurs de la région à une rencontre-débat sous la thématique : «Perspectives économiques internationales : Quels instruments de couverture et d’accompagnement pour les exportateurs marocains?».
Initié par l’Asmex nationale, en partenariat avec la Société marocaine d’assurance à l’exportation (Smaex), l’événement marque le lancement d’une série d’escales régionales visant à sensibiliser à l’importance de la couverture de risques. Pour inaugurer ces rencontres, Hassan Sentissi et Ahmed Hajoub, respectivement président de l’Asmex et PDG de la Smaex, étaient présents. Selon le premier, «l’objectif de ces réflexions est d’améliorer la compétitivité des exportateurs marocains et les accompagner dans leur quête de diversification des marchés cibles». «2015 sera l’année des exportations marocaines…développons d’emblée les synergies et trouvons d’autres moyens de financement», appelle Sentissi en toute confiance.
Pour sa part, Ahmed Hajoub a rapproché les opérateurs de la région des risques pays sur plusieurs marchés porteurs. Selon lui, «les perspectives économiques mondiales ne devraient pas connaitre d’amélioration significative, notamment chez nos principaux partenaires commerciaux en 2015». La raison : «l’économie n’est pas guérie et les séquelles de la crise mondiale sont encore là». L’assureur qui s’est référé, dans son analyse, aux derniers chiffres du Fonds monétaire international (FMI), a noté que «la croissance mondiale est molle et incertaine». Et d’expliquer que «le potentiel de croissance a été revu à la baisse. Ce qui veut dire l’effritement de la confiance, et par conséquent une baisse de la demande adossée au risque géopolitique». Principal marché pour les exportateurs marocains, la zone euro n’est pas en reste. Elle est menacée de déflation. «Ici, l’on assiste à une légère reprise de croissance, soutenue par une politique monétaire accommodante et une amélioration des conditions de crédits. Toutefois, l’amélioration du pouvoir d’achat se fait au détriment de l’entreprise. Automatiquement, la production baisse ainsi que la demande», analyse l’expert. Chiffres du FMI à l’appui, ce dernier relève que les perspectives diffèrent d’un pays à l’autre. Globalement, le produit intérieur brut (PIB)  des pays avancés devrait progresser de 3,3% en 2014 et 3,8% en 2015. Alors que pour la zone euro, cette croissance n’est que de 0,8% en 2014 et 1,5% en 2015. Par marché, l’Allemagne, à titre d’exemple, après l’achèvement de l’assainissement budgétaire, le pays pourrait engager l’investissement en infrastructures (le transport) en respectant les règles budgétaires. Ceci étant, la croissance prévisionnelle de son produit intérieur brut (PIB) en 2015 n’est que de 1,5%. De son côté, la France, selon l’expert, est en panne de croissance (1% en 2015). «Le solde de son compte courant est en rouge pour ce qui est des paiements et transferts (-1,4% en 2014 et -1% en 2015)». Outre un compte d’exploitation déficitaire, le pays est en risque d’érosion des réserves de changes. En Espagne, la reprise est boostée par la demande. Sa croissance devrait sillonner entre 1,3 en 2014 et 1,7% en 2015. Pour sa part, l’Italie «patauge» encore. «Bref, les taux d’inflations sont très bas en zone euro», récapitule Hajoub. Idem pour les pays émergents (Chine, Inde, et Russie) où l’on constate un recul de la croissance potentielle de 1,5% comparativement à 2011. Dans ce contexte, l’Afrique, avec des taux de croissance prévisionnelle de 5,1 et 5,8%  (d’après le FMI), est présentée comme une terre d’opportunités. Une réorientation des exportateurs marocains vers ce marché s’impose, mais pas sans risques. Il faut songer à cette destination et se couvrir des risques. En d’autres termes, «il faut sécuriser l’exportation en concédant le risque à celui qui le gère. Car finalement garantir la pérennité de l’entreprise nécessite d’assurer le «poste client»», conclut le patron de la Smaex.

Les risques en Afrique

LORS de cette première escale, les opérateurs de la région ont été sensibilisés aux bonnes pratiques de paiement et de recouvrement. Pour vendre les produits de la Smaex, la rencontre a consacré une large partie à la présentation des risques en Afrique. En tête, figure Ebola qui devrait impacter le commerce, le tourisme, l’investissement, et la confiance en général. Outre ce virus, la stabilité politique de l’Afrique subsaharienne est très précaire. Il en est de même pour la politique budgétaire qui est souvent expansionniste. Pour remédier à ces risques multiples, les dirigeants de la Smaex disent «offrir l’assurance crédit à l’export, l’assurance crédit commercial, outre d’autres instruments de couverture et d’accompagnement».

De notre correspondant,
Y.S.A

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