×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Entreprises

Samir: Pourquoi l’alerte sur les résultats

Par L'Economiste | Edition N°:4418 Le 11/12/2014 | Partager
La baisse des cours du pétrole réduit la valeur du stock du pétrolier
La variation aura une incidence sur les résultats
Une situation similaire en 2008 avait abouti à une perte de 1,2 milliard de DH

Les actionnaires de la Samir pourraient déjà faire une croix sur les dividendes cette année.

La chute des cours du pétrole va à court terme peser sur les résultats de la Samir. Après d’importantes difficultés, qui l’avaient privée de distribuer des dividendes de 2008 à 2012, la société avait bouclé la première moitié de l’année avec des indicateurs d’activité en forte amélioration

Le pétrolier qui a renoué avec cet exercice cette année (distribution au titre de 2013) après cinq ans d’interruption vient d’émettre une alerte sur ses résultats 2014. L’industriel doit constater, comme d’autres raffineurs dans le monde, une dépréciation des stocks suite à l’effondrement du cours du pétrole. Il a chuté de 40% depuis début juillet. La tenue des comptes aux normes IFRS impose à l’industriel la réévaluation du stock à la valeur de marché en fin d’année pour donner une idée réelle de sa situation. «La Samir à l’obligation de détenir un stock stratégique de pétrole brut de 4 millions de barils et un stock outil correspondant à 15 jours de vente», explique le management. La dépréciation va donc avoir une incidence sur les fonds propres et les résultats de la société. Le pétrolier avait enregistré un scénario identique en 2008 ce qui avait abouti à un résultat déficitaire de 1,2 milliard de DH. Sauf qu’à l’époque la baisse des cours était plus brutale. Ils ont fondu de près de 70% en moins de deux mois. Contacté par L’Economiste, le management de Samir est resté injoignable.
Sur les marchés, le prix du baril de pétrole poursuit sa baisse. Il se négocie actuellement en dessous de 66 dollars. Les spécialistes pensent qu’il pourrait descendre jusqu’à 60 dollars, surtout que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont décidé de maintenir inchangé le niveau de leur production. Cette situation va renforcer le déséquilibre entre l’offre et la demande. Pour Chalmin, responsable de Cyclope, «si le mouvement baissier se heurte aux intérêts américains – c'est-à-dire un prix du baril qui défavorise la production d’huile de schiste – l’on pourrait assister à une stabilisation des cours, voire une inflexion de la courbe».
A moyen terme, le repli du brut pourrait être profitable au pétrolier. La baisse du coût d’achat du pétrole va contribuer à l’amélioration des marges. Au final, cette situation bénéficiera aux ménages puisque les distributeurs vont s’approvisionner à des coûts moindres et devraient normalement répercuter la baisse sur les prix à la pompe.

Samir a plongé de 10% à la clôture du marché mercredi après l’annonce d’un profit warning sur les résultats de 2014. Les investisseurs avaient anticipé l’incidence de la baisse du cours du pétrole sur les réalisations du raffineur en se positionnant à la vente sur le titre depuis début novembre

Sur les six premiers mois de l’année, les résultats de la Samir avaient retrouvé du tonus. Le pétrolier a amélioré ses ventes de 14% à 3,50 millions de tonnes pour un chiffre d’affaires en hausse de 9% à 24,5 milliards de DH. Les ventes sur le marché domestique ont bondi de 18%. L’amélioration du coût de production du raffineur lui permet d’être plus compétitif et de tirer davantage la demande et donc de limiter les importations des distributeurs. Le résultat d’exploitation s’inscrit en hausse de 43% à 758 millions de DH.
En Bourse, le titre a plongé de 10% à la clôture mercredi. Les investisseurs avaient déjà anticipé l’impact de la baisse du pétrole sur les résultats de la société. L’action Samir s’est inscrite dans un trend baissier depuis début novembre. Mais le mouvement était inverse au début du semestre. Après une première moitié d’année négative (contre-performance de 3,76%), le titre s’est nettement ressaisi soutenu par les résultats semestriels du pétrolier. Des mouvements spéculatifs ont également profité au cours. «La forte hausse du cours dépassait le seul cadre des résultats», confie Taha Jaidi, responsable desk actions à Attijari Intermédiation. En dépit d’un premier semestre solide, le degré d’incidence de la baisse du cours du pétrole sur les résultats de la Samir pourrait pousser les brokers à revoir leur opinion sur le titre.
F. Fa

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc