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Urbanisme: Laensar appelle à changer d’approche

Par L'Economiste | Edition N°:4418 Le 11/12/2014 | Partager
Stopper les retouches réglementaires en initiant une réforme globale
Intégration, cohérence et souplesse, les clés de la nouvelle politique urbaine

Mohand Laensar, ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, a considéré que le dahir de 1914 est actuellement dépassé, à cause des évolutions qui ont imposé de changer l’approche de traitement des problématiques urbaines. C’est pour cela qu’il appelle à la mise en place d’une nouvelle politique globale, à même d’assurer l’inclusion des populations et la réduction des inégalités territoriales

C’est connu, les documents d’urbanisme sont la matrice de la conception du développement des villes. Et face à la floraison des constructions anarchiques, avec des quartiers en tâches d’huile, il est vital d’adopter une nouvelle approche pour la résolution de l’équation de l’urbanisation galopante. C’est autour de ces questions que s’est articulé le débat lors du colloque international, organisé hier à Skhirate, pour célébrer le centenaire de l’adoption de la première loi de l’urbanisme. Un domaine qui doit désormais répondre à trois grands objectifs, selon le ministre de tutelle, Mohand Laensar. Il s’agit d’abord d’assurer l’intégration et la cohérence des tissus urbains, mais aussi de garantir une souplesse permettant une réadaptation aux évolutions. Cela, doit s’accompagner d’une bonne gouvernance de tout le processus, a-t-il indiqué. Mais au-delà des discours, il est urgent de passer à l’acte. Les participants à ce colloque ont été appelés à développer des réflexions scientifiques autour des enjeux de l’urbanisme, et à formuler des recommandations permettant de projeter l’itinéraire d’un urbanisme spécifiquement marocain. D’ailleurs, Laensar n’a pas hésité à rappeler que «les villes traditionnelles regroupaient une grande partie des caractéristiques de ce qu’on appelle actuellement des cités intelligentes».
Aujourd’hui, le gouvernement est conscient que «les conditions qui avaient prévalu à l’adoption du dahir de 1914 ont radicalement changé, et que nous sommes appelés à élaborer un nouveau texte qui prend en considération les problématiques et les contraintes qui se posent actuellement», comme l’a noté le ministre de l’Urbanisme. Pour lui, il n’y a pas de place aujourd’hui à de simples recadrages. Il s’agit plutôt de «concevoir une politique urbaine globale, avec des objectifs clairs, afin d’asseoir un nouveau cadre de référence, à même de faire face aux défis de l’urbanisation galopante». Globalement, Laensar a appelé à définir une vision collective partagée, qui vise la réalisation d’une série d’objectifs. Cela concerne notamment la mise en place d’une approche urbanistique prospective, visant le renforcement de la compétitivité des territoires. Il s’agit aussi de favoriser le rétablissement de l’équilibre du tissu urbain, avec une rationalisation de l’exploitation des territoires. Ces derniers doivent favoriser la recherche et l’innovation, en vue d’atteindre l’objectif de l’efficience territoriale, permettant de valoriser le capital immatériel du pays.
MAM

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