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Evénement

Céréales: Une bonne campagne se profile

Par L'Economiste | Edition N°:4418 Le 11/12/2014 | Partager
Le minimum de 70 millions de quintaux sera dépassé
Les travaux s’accélèrent pour amortir le retard des semis

Du baume dans les campagnes. Après les dernières pluies, les semailles ont repris partout

Pour la 2e année consécutive, le retard des pluies affecte le rythme des semis. Mais on est loin de la campagne 2011-2012 qui a accusé une forte réduction des superficies céréalières

dans les régions de production de céréales. «Valeur fin novembre, les surfaces semées avaient à peine atteint 2,7 millions d’hectares contre 4 à 4,5 millions généralement emblavées à la même période», indique une source professionnelle. Mais, retard des pluies oblige, de nombreux agriculteurs n’ont pas pris le risque de semer leur champs. C’est à l’image de la campagne précédente qui avait accusé le même retard des précipitations.
Comparée à la dernière saison, l’actuelle campagne agricole se caractérise, toutefois, par une grande avancée en termes de superficies travaillées et de celles emblavées. Au début décembre, les travaux du sol ont porté sur 3,7 millions d’hectares, ce qui représente une hausse de 30% par rapport à la saison 2013-2014. De même, les semis (céréales, fourrages et légumineuses) ont concerné 3,1 millions d'ha. «Avec les 2,7 millions d'ha, les céréales se taillent 73% de la superficie totale semée», selon le Ministère de l’Agriculture.
Maintenant que toutes les régions ont été bien arrosées et le retour au temps clément prédomine, les travaux devraient s’accélérer. Les agriculteurs ont également procédé à des achats massifs de semences certifiées. «Sur un disponible de 2 millions de quintaux, 1,2 million ont été déjà commercialisés», indique le département de l’Agriculture. Les ventes des engrais de fond ont atteint également leur niveau normal, avec un usage qui se rationalise suite aux multiples caravanes de vulgarisation initiées par l’OCP.
Sur ces bases, un minimum de 70 millions de quintaux sera sécurisé. Toujours est-il que la céréaliculture menée dans l’irrigué évolue normalement. Partout, les programmes sont installés à hauteur de 100% des prévisions, voire dépassés.

Pour cette campagne, le disponible en semences certifiées est estimé à 2 millions de quintaux dont 1,2 million ont été commercialisés à fin novembre. Les semences R1 et R2 de blé tendre (issues de la première génération) sont cédées aux agriculteurs à 325 DH/le quintal

D’autant plus que le cumul pluviométrique s’est nettement amélioré depuis les dernières pluies. Au 2 décembre, il s’est établi à 186,4 mm, soit une hausse de 76% par rapport à une année normale (105,8 mm) et de 142% en comparaison avec la campagne précédente (77,1 mm). Bien que la réserve des barrages soit restée stable à 8,6 milliards de m3 au niveau national, elle s’est par contre bien renflouée dans les régions déficitaires, le Souss et le Haouz. Dans ces conditions, la tutelle table également sur les cultures de printemps et les céréales semi-tardives. Sans oublier les cultures fourragères et industrielles pratiquées pour la totalité dans les périmètres irrigués. De leur côté, l’arboriculture fruitière, le maraîchage et le cheptel devraient amplement  bénéficier de la bonne pluviométrie. En particulier dans les régions du Sud qui ont enregistré le cumul pluviométrique le plus élevé. Dans ces régions, le taux de remplissage des barrages à usage agricole est à 100% et la nappe phréatique est aussi bien renflouée.
La campagne agricole ne se limite pas à la céréaliculture. Celle-ci intervient pour 25% dans le produit intérieur brut agricole. Mais la spéculation exerce une forte sensibilité compte tenu de son poids économique et social: 75% de la superficie agricole utile et 80% de la population rurale.

Doukkala affiche une bonne santé

Le grenier du Maroc est en forme. Dans la région des Doukkala, le retard des semis en zones pluviales est en phase d’être rattrapé. Depuis le lancement de l’actuelle campagne, environ 82% du programme céréalier a été réalisé, soit 533.000 ha sur les 650.000 prévus. Dans le périmètre irrigué, la totalité de la surface programmée en céréaliculture (65.000 ha) a été réalisée. Et depuis la mi-novembre, les travaux du sol et des semis se sont accélérés, avec à la clé des achats de semences sélectionnées et des engrais de fond. Au total, les ventes de semences ont porté sur 136.000 quintaux et celles des engrais ont doublé par rapport à la campagne précédente.

A. G

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