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Economie

Import: Double recul des produits pétroliers

Par L'Economiste | Edition N°:4416 Le 09/12/2014 | Partager
Le brut baisse de 14% en valeur et 7,6% en volume
Alors que les achats du charbon explosent
Reprise de l’export des phosphates et dérivés

L’import des produits énergétiques décroche.

La balance commerciale des biens s’est améliorée de 10 milliards de DH sur les dix premiers mois. Mais la plus-value résulte essentiellement du recul de la facture pétrolière et des achats de biens d’équipement industriel

Ce n’est pas uniquement l’effet prix qui explique le recul de la facture énergétique, mais c’est aussi la régression du volume. Un repli qui a surtout touché l’huile de pétrole, le gasoil et le fuel industriel. Conjuguée à la baisse des acquisitions des biens d’équipement industriel, la situation renseigne sur l’inertie qui affecte l’investissement et partant la machine de production (voir L’Economiste du 20 novembre 2014).
A fin octobre, les importations des biens d’équipement ont marqué une régression de 7,5% en valeur, selon les données de l’Office des changes. Sur la même période, les achats de pétrole brut ont baissé de 14,8% en valeur et de 7,6% en volume. Ceux du gasoil et fuel industriel ont également fléchi de 2,9% en valeur. Seul le gaz de pétrole et les produits raffinés  s’inscrivent en hausse de 7,5%. Ce qui explique par ailleurs l’amélioration de 2,6% de la TVA à l’import. Le constat est confirmé par l’Agence nationale des ports (ANP). Sans donner le détail des importations par produit, l’Agence relève «un repli de 4,1% du trafic global des hydrocarbures» à fin octobre. Et la baisse s’explique surtout par le retrait des volumes qui transitent par le port de Mohammedia qui concentre les trois quarts du trafic des hydrocarbures. Le volume traité dans ce port s’est contracté de 3,3% à 9,8 millions de tonnes à fin octobre. De même, TangerMed qui traite généralement les produits raffinés a vu son trafic d’hydrocarbures chuter de près de 20%. En revanche, les achats du charbon ont explosé du tiers, à 6,4 millions de tonnes. Une situation qui s’explique notamment par la mise en service de l’extension de la centrale thermique de Jorf Lasfar. Le volume transitant par le port éponyme ont, en effet, bondi de 42,8% sur les dix premiers mois.
Globalement, le trafic portuaire a augmenté de 14% à 95,8 millions de tonnes. Cette forte croissance résulte aussi bien des échanges extérieurs que de l’activité du transbordement par TangerMed.

Sur les 10 premiers mois, l’import de l’huile de pétrole accuse une chute de 14,8% en valeur et une régression de 7,6% en volume. Ceci alors que le prix du baril se situait en moyenne à 101,7 dollars sur la même période contre 104,1, un an auparavant

A l’import, la progression se situe à 12,3% alors que celle de l’export s’est établie à 8,7%. De son côté, le transbordement s’est consolidé de 24%.   
Par produit, l’ANP constate la reprise du trafic des phosphates et dérivés. Sur la période, les exportations de l’OCP ont porté sur 19,9 millions de tonnes, en hausse de 9,2% par rapport à fin octobre 2013. Mais c’est le rebond de 31% des engrais, conjugué au léger redressement  (2,4%) de l’acide phosphorique qui explique l’embellie. Car, les sorties de la roche restent sur un trend baissier bien que la chute observée depuis 2013 est en phase d’être amortie.
Autres produits qui contribuent à la hausse du trafic à l’import, les céréales. Depuis le mois de septembre, date du gel des droits de douane à l’import du blé tendre, les achats ont explosé de 55,8% à 6,3 millions de tonnes, soit un peu moins que la production des trois principales céréales (6,8 millions de tonnes). Selon l’Office des changes, la facture correspondante a  atteint 10,9 milliards de DH contre 7,3 milliards à fin octobre 2013. Et c’est le blé tendre qui prédomine à hauteur de 90%.

Le trafic de conteneurs en forte hausse

L’activité globale des conteneurs s’est chiffrée à fin octobre 2014 à 3,4 millions de boîtes, en hausse de 17,9% en comparaison avec la même période de 2013. C’est l’effet transbordement, mais aussi le dynamisme des nouveaux métiers (aéronautique, électronique, composants automobiles) dont le gros des échanges se fait par conteneurs. Au niveau du trafic domestique, l’activité a marqué une progression de 8,1%, en enregistrant   929.287 conteneurs.
S’agissant du transbordement, le trafic a porté sur plus de 2,4 millions de boîtes, en hausse de 22,1%.

A.G.

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