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Entreprises

Transport touristique
Faux départ du nouveau cahier des charges

Par L'Economiste | Edition N°:4414 Le 05/12/2014 | Partager
Au niveau local, personne n’est au courant !
La chaîne contrôle applique l’ancienne réglementation
L’investissement bloqué dans le secteur

Décidément, le cahier des charges du transport touristique routier avance par à-coups. Adoptées en mai dernier, après plus de deux ans de tractations entre la double tutelle (Tourisme et Transport) et la Fédération nationale (FNTT/CGEM), les nouvelles règles du jeu du secteur ont du mal à être appliquées sur le terrain. «Certaines directions régionales du Transport n’ont toujours pas reçu la circulaire détaillant les modalités d’application du nouveau cahier des charges. Par conséquent, elles s’en tiennent encore à l’ancienne réglementation. Ce problème de communication au sein d’une même administration concerne également la gendarmerie, la police et les agents du contrôle routier qui refusent d’appliquer les nouvelles dispositions», explique Rachid Bouamara, vice-président de la FNTT.
Dans d’autres délégations régionales du Transport se pose le problème de l’homologation des véhicules de 3e série de moins de 10 places et dont l’âge est supérieur à 7 ans. Pour des considérations «sociales», la nouvelle réglementation prévoit l’extension de l’âge des véhicules de transport touristique à 12 ans contre 5 ans dans l’ancien schéma. «C’est une mesure populiste car une voiture de plus de 7 ans, qui ne répond plus aux critères de sécurité, de confort et d’esthétique, donne une mauvaise image du tourisme au Maroc», précise un professionnel. Dans le même temps, il est difficile d’exiger les mêmes critères à des opérateurs installés dans des régions défavorisées telles qu’Er Rachidia et Ouarzazate. Plusieurs transporteurs touristiques sont actuellement bloqués qui ne peuvent plus exercer faute d’homologation. La cession de véhicules de plus de 5 ans entre sociétés de transport touristique n’est toujours pas permise.
«L’investissement dans le transport touristique est actuellement au point mort. Les opérateurs qui souhaitent développer leur parc sont bloqués à cause du climat d’incertitude quant à l’application du cahier des charges», ajoute Bouamara. La Fédération évoque également les délais de traitement des demandes d’agrément et de renouvellement qui pénalisent l’investissement dans le secteur.

Clivages entre les segments du transport

L’une des mesures majeures du nouveau cahier des charges du transport touristique porte sur la possibilité pour les opérateurs de prendre en charge les résidents. Dans l’ancien schéma, les agents de contrôle (gendarme et police) débarquaient souvent les résidents qui se déplacent à bord d’un véhicule dédié au transport touristique. L’objectif était d’éviter que ce segment ne vienne concurrencer le transport urbain et interurbain. Sauf que pour offrir cette prestation à la clientèle locale, la procédure est lourde. L’entreprise doit obtenir une autorisation préalable. Ce qui suppose une impressionnante liasse de pièces justificatives. Par conséquent, certains opérateurs décident de passer outre cette formalité et transportent illégalement les résidents.
«Nous sommes conscients que c’est une infraction, mais de toute façon, les autorités n’ont pas le moyen de contrôler. Par ailleurs, le cahier des charges est en décalage total par rapport à ce qui se fait dans les marchés mondiaux du transport touristique. Au Maroc, nous n’avons pas le droit de faire du maraudage à l’instar des taxis», regrette un opérateur. Le principe consiste à démarcher la clientèle sur la voie publique. Les touristes assistent parfois, médusés, à des prises de bec entre les chauffeurs de taxis aux abords des grands hôtels et les transporteurs touristiques.

Hassan EL ARIF

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