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Analyse

Marché financier
Coup de pouce à la concurrence

Par L'Economiste | Edition N°:4414 Le 05/12/2014 | Partager
La BERD veut soutenir l’émergence de nouveaux opérateurs
La banque est exposée à hauteur de 4,1 milliards de DH dans 17 projets

L’investissement de 125 millions de DH dans Zalagh Holding renforce à 47% la pondération des secteurs industrie, commerce et agribusiness dans le portefeuille de la BERD. Elle devrait proposer de nouveaux produits notamment la dette mezzanine pour offrir plus d’alternatives de financement aux entreprises. L’institution financière veut également favoriser l’émergence de nouveaux opérateurs pour stimuler la compétition dans certains secteurs

Les trois premières banques de la place détiennent  65% des dépôts et des crédits à la clientèle. Dans l’assurance, les quatre premiers acteurs concentrent 66% de part de marché. D’autres secteurs d’activité présentent une configuration semblable. «Il n’y a pas assez de concurrence au Maroc», conclut la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dans le rapport sur sa stratégie au Maroc. L’institution financière n’est pas la seule à faire le constat. La Banque mondiale plaide pour l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché financier notamment pour stimuler la concurrence. «La concurrence dans les services bancaires et non bancaires doit être améliorée», estime la BERD. L’institution financière prévoit un accompagnement financier et technique des petits opérateurs, mais également les investisseurs locaux pour ses opérations au Maroc. 
Aujourd’hui, la compétition entre les entreprises est biaisée par les barrières à l’entrée, les participations croisées ou encore une mise en œuvre inégale de la supervision bancaire. A ce niveau, la politique en matière de concurrence mériterait d’être dépoussiérée. «Elle nécessite des modifications pour la mettre en conformité avec les normes internationales, en particulier en termes de mise en œuvre et de supervision», souligne la banque.
Le renforcement de la concurrence est l’une des principales conditions pour permettre le développement de l’entrepreneuriat. L’autre chantier, plus important, est l’amélioration de l’accès au financement. En dépit des mécanismes mis en place par Bank Al-Maghrib pour faciliter l’accès des petites structures au crédit ou encore les produits de garantie de la Caisse centrale de garantie (CCG), beaucoup d’entreprises se plaignent encore des difficultés d’accès au financement. Les motifs sont partagés. Les prêteurs limitent au maximum la prise de risque sur la PME. Les banques privilégient les prêts non subordonnés. Or, beaucoup de PME ne disposent pas des garanties nécessaires pour répondre aux critères des banques. «Les pratiques en matière de prêt sont très conservatrices», note la BERD. Les mécanismes de garantie des prêts sont également jugés complexes. Le marché financier, lui, offre très peu d’alternatives aux petites structures. Ceci étant, celles-ci ne sont pas toutes irréprochables. Le manque de rigueur dans la gestion ou plus globalement de transparence les éloigne des sources de financement. Au-delà de ces tares, la faible productivité et le manque de cadres moyens qualifiés pénalisent les entreprises. Les chiffres du marché de l’emploi montrent bien la faible valeur ajoutée des ressources humaines dans les sociétés. Des patrons préfèrent investir dans des ressources non qualifiées et donc à moindre coût. Aujourd’hui, le taux de chômage des personnes non qualifiées est quatre fois moins important que chez les diplômés du supérieur.
Deux ans après le démarrage de ses opérations au Maroc, la Berd veut s’impliquer davantage sur le marché. Elle a bouclé récemment sa première grande opération en taille avec un investissement de 125 millions de DH dans le groupe avicole Zalagh Holding. «La banque se tiendra prête à investir sous forme de dette ou de prises de participation dans les fonds de capital investissement», fait-elle savoir. Elle devrait proposer de nouveaux types de produits, notamment les prêts mezzanines. Ce type de financement est quasi inexistant sur le marché compte tenu de son caractère très risqué. Pour les opérateurs privés, le développement de ce type de produit spécifiquement revient à l’Etat.

Où investit la BERD?

AVEC la souscription à l’emprunt obligataire de Zalagh Holding, la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) porte son exposition au Maroc à plus de 380 millions d’euros, l’équivalent de 4,1 milliards de DH. L’investissement dans le groupe avicole renforce à 47% le poids des branches industrie, commerce et agribusiness dans le portefeuille de la banque. La pondération du secteur de l’énergie ressort à 19%. Les opérations dans le secteur financier et dans les infrastructures représentent chacune 17% des interventions de la Berd. Par ailleurs, l’institution a accordé aux banques 130 millions d’euros de lignes de Trade Finance pour l’accompagnement du commerce extérieur.

F. Fa

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