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    Egypte: L’acquittement de Moubarak embrase la rue

    Par L'Economiste | Edition N°:4410 Le 01/12/2014 | Partager
    L’ex-raïs blanchi de son rôle joué dans la répression des manifestations de 2011
    Une pilule amère pour les «révolutionnaires»

    Pas d’accusation ni de condamnation pour Hosni Moubarak. Un tribunal égyptien vient en effet d’abandonner l’accusation de complicité de meurtre de centaines de manifestants contre l’ex-président qui avait été chassé du pouvoir en 2011 par une révolte populaire. Une décision qui a suscité la colère des parents des victimes et des révolutionnaires du printemps arabe.
    La Cour d’assises du Caire a ainsi blanchi l’ex-raïs de son rôle joué dans la répression des manifestations pendant les 18 jours de soulèvement de janvier et février 2011 durant lesquels près de 846 personnes avaient trouvé la mort. Le parquet avait à l’époque accusé l’ancien président de responsabilité politique dans la mort de ces manifestants. Des charges qui ont été rejetées par le tribunal, estimant qu’il s’agissait d’accusations politiques n’ayant pas leur place devant une Cour d’assises.
    L’ex-raïs a été également acquitté d’accusations de corruption dans une autre affaire liée à la vente de gaz à Israël par manque de preuves ou par prescription. Mais il n’est pas le seul à avoir été innocenté par les tribunaux. Ses deux fils, Gamal et Alaa, l’ont également été. Par ailleurs, sept hauts responsables de la sécurité, dont l’ex-ministre de l’Intérieur de Moubarak, Habib al-Adly, ont aussi été acquittés.
    Moubarak ne recouvrera pas la liberté pour autant. Il demeurera en détention dans un hôpital militaire, où il purge une peine de prison de trois ans dans le cadre d’un autre jugement pour corruption. Sa libération est cependant encore plausible d’après ses avocats puisque l’ex-président  a déjà passé plus de trois années en réclusion.
    Une décision qui a provoqué le mécontentement et la colère des parents des victimes. Des centaines de personnes ont manifesté près de l’emblématique place Tahrir, épicentre de la révolte de 2011, pour dénoncer le verdict qu’ils jugent injuste. Les militants de la tendance laïque y ont rejoint les partisans des Frères musulmans, scandant «Le peuple exige la chute du régime» ou encore, «Ils ont innocenté l’assassin, le sang de nos frères n’a pas coulé en vain».
    La place était bouclée par l’armée, qui avait déployé à l’avance des blindés ainsi que des renforts. Les échauffourées entre les manifestants et la police ont engendré la mort d’une personne, qui aurait été tuée par balle. Les policiers n’ont par ailleurs pas hésité à faire usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule.

    K. A.

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