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    Economie

    Services financiers
    13 millions de personnes exclues!

    Par L'Economiste | Edition N°:4410 Le 01/12/2014 | Partager
    C’est ce que révèle une étude BAM/Banque mondiale
    La finance islamique? Bof!

    La promulgation de la loi bancaire va donner un nouveau départ à la finance islamique.

    Malgré un taux de bancarisation estimé à 62%, l’utilisation des services financiers restent très faible. Les ménages, surtout en milieu rural, ne jurent que pas le microcrédit ou encore les méthodes informelles pour obtenir un prêt ou épargner

    Mais le potentiel du marché reste une équation à plusieurs inconnues pour les établissements de crédit. L’étude(1) menée par BAM et la Banque mondiale sur la capacité et l’inclusion financière des ménages marocains révèle que 80% des personnes interrogées disent ne pas avoir besoin de la finance islamique. Un travail réalisé deux ans plus tôt par l’Islamic Finance Advisory & Assurance Services (IFAAS) laissait ressortir un intérêt de 94% des personnes sondées pour les produits conformes à la Charia. S’il peut y avoir beaucoup de différences entre les échantillons retenus pour les deux études, «il est prématuré de tirer la moindre conclusion concernant l’évolution de la finance islamique», confie Lhassane Benhalima, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib. Le développement de l’activité dépendra en grande partie de l’implication des banques mais également de l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché.
    En attendant l’éclosion de la finance islamique, les banques particulièrement ont encore beaucoup d’effort à fournir pour améliorer leur cote auprès de la clientèle. Le taux d’insatisfaction ressort à 57%. Pratiquement 1 personne sur 2 n’est également pas contente des prestations des maisons de courtage et des compagnies d’assurances. Les litiges sont importants et surtout non résolus. Les clients ne sont pas suffisamment sensibilisés sur les voies de recours possibles en cas de différend avec un établissement financier. Au moins 25% des personnes sondées ont rencontré des problèmes avec leur banquier ou encore leur assureur. Les femmes et les clients en zone rurale rencontrent le plus de problèmes.
    Tous les établissements ne sont pas appréciés de la même façon. Les associations de microfinance, les sociétés de transfert de fonds, elles, sont mieux notées. En outre, le recours aux méthodes informelles est également privilégié par une bonne partie de la population. Cette situation s’explique pour une partie par le niveau d’éducation de l’échantillon. Environ 94% des personnes interrogées ont au maximum un niveau secondaire.

    Les banques n’ont pas beaucoup amélioré leur cote auprès des clients ces dernières années. Plus d’1 personne sur 2 n’est pas satisfaite des services bancaires. Cela s’explique en partie par l’importance des conflits. En revanche, les institutions qui offrent davantage des services de proximité sont mieux perçues

    Mêmes si elles n’ignorent pas l’existence des principales institutions financières, elles sont en revanche moins renseignées sur les services qu’elles proposent. Certes, les banques ont doublé leur réseau d’agences ou même mis en place des initiatives du type «la banque mobile», pour toucher la clientèle située dans les zones reculées. Mais l’offre fait encore défaut. «La banque cible des couches plus prospères de la population», note Siegfried Zottel, économiste à la Banque mondiale. Les associations de microcrédit, les groupes d’entraide répondent davantage aux besoins de la clientèle à faibles revenus, d’où leur succès.  Aujourd’hui, plus de 13 millions d’adultes n’ont pas accès aux services financiers, relève l’étude. Les principales barrières évoquées sont le manque d’argent, l’absence de besoin ou encore la cherté des produits financiers. L’une des clés pour réduire ce chiffre est de favoriser l’accès de nouveaux acteurs sur le marché et renforcer la concurrence entre les opérateurs pour tirer les prix vers le bas. Il s’agit aussi d’inclure dans les offres des produits plus adaptés aux besoins des populations à bas revenus.
    F. Fa

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