Régions

Oriental/Tiouli
Une première plantation dédiée aux rosacées

Par L'Economiste | Edition N°:4408 Le 27/11/2014 | Partager
C’est le fruit d’une collaboration entre un privé et le département de l’Agriculture
Une importante nappe phréatique découverte au niveau du cercle de Tiouli
Prunes, pêches, abricots... une unité de séchage des fruits en cours

665 plants certifiés/ha ont été semés dans cette ferme pilote qui abrite de nouvelles variétés de nectariniers, pruniers, abricotiers et pêchers

La filière des rosacées (notamment le prunier, l’abricotier, le pêcher et le nectarinier) vient d’être introduite dans la province de Jerada. Un projet pilote qui couvre 26 hectares et qui a nécessité 3,2 millions de DH pour sa réalisation et permettra de convertir la commune de Tiouli, habituée à l’élevage en zone de productivité agricole.
Il est question, selon la direction régionale du conseil agricole (DRCA) de l’Oriental, d’introduire de nouvelles variétés adaptables au climat de cette zone: doux en été et froid en hiver. Le projet compte également recourir aux nouvelles techniques (système d’économie de l’eau, densité de plantation) pour produire plus en quantité et en qualité. Un projet en adéquation avec les objectifs du plan Maroc vert en matière de développement accéléré de l’agriculture à forte valeur ajoutée et à forte productivité. Le lancement de cette première plantation dans la province de Jerada, est le fruit d’un travail réalisé en amont par les recherches réalisée par l’ONEEP et qui ont permis de découvrir une importante nappe phréatique au niveau du cercle de Tiouli. Découverte qui a permis la réalisation de trois points d’eau d’un débit de sept mètres la seconde chacun. «C’est ce qui m’a encouragé à me lancer dans cette expérience pilote» souligne Mohammed Daoudi, agriculteur et porteur de ce projet. Et d’ajouter: L’intensification de la production passe par le recours au système d’irrigation localisée supporté par les subventions de l’état dans le cadre du fonds de développement agricole, les subventions octroyées pour la modernisation des outils d’exploitation, l’accompagnement des cadres du Ministère de l’Agriculture et la réduction du prix de l’électricité». L’ensemble de ces atouts ont été mis à la disposition de cette expérience pilote.
En parallèle un programme spécifique en matière de valorisation de la production est en cours d’étude. Il portera sur l’introduction d’une petite unité d’industrialisation dédiée au séchage des prunes et abricots pour leur assurer un bon écoulement sur les marchés.
Ceci dit, un grand travail attend les encadreurs agricoles. Ils sont appelés à convaincre des fellahs récalcitrants, habitués à des approches traditionnelles, à adhérer aux techniques novatrices qui nécessitent un savoir faire spécifique. «Nous leur expliquons que leur localité est en mesure d’emprunter le pas à Midelt en matière de valorisation de ses arbres fruitiers» précise un cadre de la DRCA. Il est aussi impératif d’encourager cette filière par des initiatives privées. L’expérience qui vient d’être lancée peut ainsi faire tache huile.
De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

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