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    Régions

    Tanger veut retrouver ses connexions aériennes

    Par L'Economiste | Edition N°:4408 Le 27/11/2014 | Partager
    Plusieurs lignes directes de la RAM vers l’Europe déprogrammées
    Hôteliers, indutriels craignent de lourdes conséquences sur leur activité
    Le président de la CCIS veut porter l'affaire devant le Parlement

    Iberia et d'autres low-cost comme Ryanair sont les grands bénéficiaires de l'annulation des vols de la Ram de Tanger. Ces seules connexions ne sont pas suffisantes pour desservir une ville en pleine expansion économique

    ÇA craint pour l’aérien à Tanger. Le nombre de vols de la Royal Air Maroc connectant cette ville avec les capitales européennes a nettement rétréci depuis le 1er novembre. Parmi les lignes annulées figurent celles de Londres et d’Amsterdam, ainsi que celle reliant Tanger à Barcelone. Cette décision du transporteur national désole les opérateurs touristiques de la ville. Ces derniers craignent grandement pour la destination Tanger et son arrière-pays ainsi que pour la perte de son attractivité, faute de connexions directes.
    «La décision de la RAM de réduire son activité à Tanger, déjà mal desservie en vols directs viendra pénaliser les efforts déployés pour la promotion de la région», affirme Mustapha Boucetta, président du Conseil Régional du Tourisme de Tanger-Tétouan.
    Selon une source autorisée à la Royal Air Maroc, les vols ont été annulés pour manque de rentabilité, les pertes se chiffrant en millions de dirhams, mais rien n’empêche de les reprogrammer lors de la haute saison, continue cette dernière.
    Même les industriels se sont mobilisés pour ces lignes supprimées. En réaction, ces derniers, regroupés sous l’égide de la Chambre de Commerce ont vivement protesté avec un communiqué contre cette suppression qu’ils ont qualifié ‘d’intempestive’ et de ‘lourde de conséquences’ pour le tissu industriel local. «La suppression s’est faite sans crier gare» se plaint Omar Moro, parlementaire et président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Tanger. «Nous ne pouvons que dénoncer cet agissement du transporteur national qui arrive sans aucun avertissement. Ce retrait est d’autant plus agaçant qu’il intervient alors que la ville entreprend un ambitieux programme de développement à tous les niveaux, dont l’industrie» se plaint le président de la CCIS.
    A noter que pour des destinations comme Madrid, d’autres compagnies comme Ryanair et Iberia continuent de connecter la capitale du Détroit avec un vol quotidien chacune, «mais ce n’est pas suffisant», crient les opérateurs économiques. Pour d’autres connexions, comme pour Londres, aucune alternative n’est possible. «Tanger est actuellement sur une tendance haussière tant sur le plan industriel que touristique. Réduire ses connexions aériennes c’est diminuer son attractivité et ses chances de développement» avance Moro qui assure vouloir porter l’affaire devant le Parlement.
    De notre correspondant,
    Ali ABJIOU

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