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    Eolien: Koudia-Al-Baida bientôt relancé

    Par L'Economiste | Edition N°:4402 Le 19/11/2014 | Partager
    Bientôt les appels d’offres pour la 2e phase du parc
    Sur les 200 MW, les permis déjà obtenus pour 100 MW
    Un plan de sauvetage financier pour soutenir ses activités

    En déboires financiers, le spécialiste du vent est parvenu à conserver ses actifs stratégiques. La relance prochaine du programme de 300 MW ouvre de nouvelles perspectives à Theolia

    Ça tourne rond chez Theolia. Les difficultés financières n’auront pas eu raison des ambitions de développement au Maroc du spécialiste français de l’éolien. L’entreprise vient de valider un plan de restructuration financière lui permettant de sécuriser ses projets en développement. A Paris, les responsables du groupe affirment être dans les derniers réglages du lancement des appels d’offres relatifs à la 2e phase du projet éolien de Koudia Al Baida, à Tétouan, co-développé avec l’ONEE (20%) et d’une capacité installée à terme de 300 MW. «Ce n’est qu’une question de quelques semaines», annonce le management du groupe. Le programme est, rappelons-le, en «stand-by» depuis 2012, date de lancement des appels d’offres portant sur la réalisation de la première phase de ce projet. Il s’agit du repowering de 50 MW à 100MW du site déjà opérationnel et exploité depuis 2000 par la Compagnie éolienne du Détroit (CED), filiale de Theolia. Les difficultés financières du groupe justifiaient principalement ce contretemps. Le programme de 300 MW se compose de deux grandes phases. Il s’agit du renforcement à 100 MW des capacités installées déjà en exploitation sur le site de Koudia Al Baida (50 MW), à travers un remplacement des turbines, et l’installation de 200 nouveaux mégawatts supplémentaires sur des sites annexes. Le groupe annonce avoir déjà obtenu les autorisations et permis nécessaires pour le développement des 100 premiers mégawatts des 200 supplémentaires.
    En mauvaise posture financière, Theolia a tenu à conserver le maximum d’actifs, notamment au Maroc. Le marché est important pour le développement du groupe. La visibilité stratégique offerte par le programme éolien national, qui vise une capacité installée de 2000 MW à l’horizon 2020, permet à la société française de mieux envisager le développement de ses activités. Pour le management, «c’est une façon de préparer les bases du développement futur du groupe». Cet avenir, justement, le groupe fait tout pour le rendre le plus optimiste possible. Il vient de lancer, la semaine dernière, une augmentation de capital de 60 millions d’euros, marquant ainsi le début de la dernière phase de son plan de restructuration financière. A fin juin dernier, le chiffre d’affaires semestriel consolidé du groupe a bondi de 12% par rapport à la même période en 2013, pour atteindre 51,7 millions d’euros. Les activités éoliennes, en l’occurrence, évoluent sur un trend tout aussi positif. Les ventes d’électricité du spécialiste du vent, pour compte propre, ont progressé de 19% à la fin du dernier semestre, pour un chiffre d’affaires de près de 48 millions d’euros. Cette activité est assurée par des contrats à long terme, entre 15 et 20 ans, et constitue 90% du chiffre d’affaires consolidé. Par contre, le groupe a connu très peu de développement de nouveaux projets sur la même période (-92%), au moment où les activités d’exploitation stagnent.
    Quant au projet d’augmentation de capital, le management du groupe indique qu’«la recapitalisation sera réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires». Les objectifs sont clairs: «Améliorer le bilan du groupe en renforçant ses fonds propres et diminuer sa dette en remboursant par anticipation une partie de son emprunt obligataire», selon le management. L’opération devrait aussi permettre au groupe de consolider son redressement, en poursuivant son développement sur la base de la stratégie mise en œuvre depuis 2010.

     

    Safall FALL

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