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Economie

Réforme des retraites
Le PPS dans le rôle de médiateur

Par L'Economiste | Edition N°:4399 Le 13/11/2014 | Partager
Une table ronde pour rapprocher les points de vue
Mise en garde contre l’épuisement des réserves de la CMR
Coût de la réforme: 6 milliards de DH la première année

La Commission nationale se réunit aujourd’hui pour relancer les négociations sur la réforme des retraites. Les centrales syndicales, notamment l’UMT, la CDT et la FDT, qui avaient observé une grève générale le 29 octobre, ne sont pas satisfaites de l’ordre du jour de la réunion. Ils ne veulent pas limiter leur rencontre avec Benkirane à la réforme des retraites

Le PPS veut jouer le médiateur entre le gouvernement et les centrales syndicales pour lever le blocage de la réforme des retraites. Son secrétaire général, Nabil Benabdallah, a réuni Idriss Azami, ministre en charge du Budget, et Mohamed Alaoui, membre de l’UMT et du CESE autour d’une même table, mardi dernier, pour débattre de la proposition du gouvernement. En jouant le rôle de médiateur, «le PPS ambitionne de rapprocher les points de vue et d’élaborer une vision de réforme proche de celle du gouvernement», a indiqué Benabdallah. Le dialogue semble déjà relancé puisqu’une réunion de la Commission nationale en charge des retraites est prévue aujourd’hui. La rencontre de Benkirane avec les centrales syndicales  intervient donc près de deux semaines après la grève générale du 29 octobre. En attendant ses conclusions, Nabil Benabdallah a insisté sur l’urgence de réformer le système. Selon lui, «la réforme doit être globale». L’idée est de ne pas se limiter à la CMR afin d’éviter le déficit des autres caisses», a-t-il prévenu. De son côté, Mohamed Alaoui a appelé à la convergence des régimes, notamment la CMR et le RCAR, pour parvenir à un pôle public. C’est l’idée que prône aussi le CESE dans son dernier avis sur la réforme proposée par le gouvernement. Le Conseil recommande, en effet, la fusion entre la CMR et le RCAR.
Lors de cette rencontre, Nabil Benadallah a appuyé les doléances des syndicats. Pour lui, la réforme paramétrique ne suffit pas à résoudre le problème. Tout comme les centrales syndicales, il réclame l’extension de la couverture sociale qu’il présente comme solution unique. L’idée est d’avoir plus d’actifs pour  financer les pensions. Autrement, la Caisse continuera à puiser dans ses réserves. Sur ce point, Abdelahad El Fassi, membre du bureau politique du PPS, a mis en garde contre l’épuisement des réserves de la Caisse, qui jouent un rôle essentiel dans le financement de l’économie. «Une telle situation impactera négativement les investissements de long terme», a-t-il affirmé. Sur le fond de la réforme proposée par le gouvernement, El Fassi n’a pas non plus caché sa crainte quant à l’impact de l’allongement de l’âge de départ à la retraite sur la politique de l’emploi. Il craint en fait que le passage à 65 ans limite les opérations de recrutement. Pour le rassurer, le ministre du Budget a indiqué que la proposition du gouvernement ne conduira pas à l’arrêt du recrutement. «Cela est impossible vu le niveau élevé des besoins de la fonction publique. D’autant que le régime des retraites est solidaire. Ce qui signifie que toute vague de départ à la retraite s’accompagne de recrutements», a-t-il souligné. Idriss Azami a d’ailleurs saisi l’occasion pour répondre aux critiques des syndicats qui pointent l’absence d’une vision claire pour résorber le chômage. Selon lui, pas moins de 90.000 postes budgétaires ont été créés lors des 4 dernières années. Néanmoins, ce chiffre tient compte des postes prévus par le projet de budget 2015 dont le nombre s’élève à 22.510. Le ministre a été en tout cas clair quant à l’impossibilité de renoncer à l’allongement de l’âge de départ à la retraite. Selon lui, se contenter de retoucher uniquement les deux autres paramètres, à savoir le taux de cotisation et l’assiette et l’annuité de liquidation de la pension, ne permettra pas de résorber le déficit. Mohamed Alaoui de l’UMT ne le voit pas du même œil et juge que le départ à la retraite à 65 ans devrait être optionnel. Rappelons aussi que l’UMT recommande d’expérimenter ce dispositif pendant deux ans avant de l’adopter définitivement.
Par ailleurs, Idriss Azami a tenté de calmer les esprits, expliquant que la finalité de réforme n’est pas de faire endosser au fonctionnaire la responsabilité du déficit de la CMR. Car, «l’Etat va également passer à la caisse pour verser notamment 6 milliards de DH lors de la première année de la mise en œuvre de l’allongement de l’âge du départ à la retraite», a-t-il lancé. 

Revendications

Les syndicats ne semblent pas convaincus par l’ordre du jour de leur réunion avec le chef du gouvernement. Car la réforme des retraites n’est qu’une partie de leurs revendications, font-il savoir dans un communiqué de presse. Ils comptent en tout cas mettre sur la table d’autres dossiers comme celui de la hausse des salaires et de la révision de la pression fiscale sur les revenus. L’UMT, la FDT et la CDT vont aussi attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de lancer des négociations sectorielles et de veiller au respect des dispositions du code du travail.

Hajar BENEZHA

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