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Entreprises

Télécoms/4G: Prochaine bataille, le haut débit

Par L'Economiste | Edition N°:4398 Le 12/11/2014 | Partager

«Le problème de la 4G, ce sera surtout le coût d’acquisition du terminal. Tout le monde ne pourra pas avoir le dernier I Phone, ni le dernier Samsung compatible. Après, il va falloir attendre 5 ou 7 ans pour que les prix baissent», tient à préciser Frédéric Debord, DG d’Inwi

A la veille du lancement des appels d’offres de la 4G, le management d’Inwi analyse le potentiel de cette technologie sur le marché, les évolutions dans le business, les mutations induites dans les services, les prix… Frédéric Debord s’arrête aussi sur certaines limites du secteur, notamment le partage d’infrastructures et le chevauchement de la loi sur les télécoms avec les appels d’offres 4G.

- L’Economiste: L’ANRT vient de fixer la date de lancement des appels d’offres de la 4G. Où en sont les préparatifs chez Inwi?
- Frédéric Debord: Pour l’heure, nous disposons d’assez peu d’informations sur l’appel d’offres de la 4G. Nous ne connaissons pas les obligations de couverture. Mais ce qui nous gêne le plus, c’est surtout le chevauchement de la loi sur les télécoms (et de l’appel d’offres 4G), qui doit fixer le cadre réglementaire, à un moment où l’on passe d’une économie orientée voix et donc une régulation qui date de 15 ans lorsqu’ il n’y avait que deux opérateurs… à un changement total de modèle. Aujourd’hui, le marché sera orienté data, avec des investissements énormes et un intérêt pour le Royaume d’aller vers un partage plus efficace d’infrastructures. Or, au moment où cette loi est en pleine discussion, il y a l’appel d’offres 4G qui sort. A un moment il y aura forcément télescopage entre les deux. Or, la logique veut qu’il y ait d’abord la loi et que l’appel d’offres vient s’inscrire dans l’esprit de la loi. Ceci dit, nous attendons beaucoup de la loi pour fixer les règles du jeu. Sinon, avoir une licence 4G sans connaître les règles du jeu, c’est un petit peu problématique. Sur l’appel d’offres, il n’y a pour l’heure absolument pas d’informations sur les textes, les fréquences disponibles, la date de mise à disposition de certaines fréquences. Car, en fonction des fréquences, le nombre de sites peut être multiplié par deux et cela implique beaucoup d’investissements.

- Qu’implique le déploiement de cette technologie en termes d’évolution du marché, de business, de débit et sur la data ?
- C’est une véritable révolution technologique qui arrive. Car la 3G n’était qu’une évolution de la 2G. La 3G était un réseau conçu par la voix et qui faisait de la data. En revanche, la 4G est une technologie différente, un réseau réellement conçu pour faire de la data. Cela implique aussi des investissements très lourds pour remettre à niveau l’ensemble du réseau, pas uniquement les antennes mais aussi les équipements de transmission en amont qui permettent d’accueillir des volumes énormes de données. Et c’est sur cette partie en particulier qu’il faudra mutualiser. Il n’est pas judicieux de voir trois fibres optiques qui passent dans la même rue à Casablanca. En clair, il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs de la 3G. L’enjeu pour le Maroc est d’avoir la meilleure 4G partout.

- Avec la 4G, risque-on de reproduire le même schéma des limites sur le dégroupage et le partage d’infrastructures?
- Que ce soit clair, tout le réseau 2G et 3G de Inwi appartient à Inwi. Nous n’utilisons le réseau d’aucun autre opérateur. Inwi dispose de ses propres infrastructures. Concernant la 4G et en l’absence du nouveau texte de loi, je ne suis pas sûr que l’ANRT dispose aujourd’hui des outils juridiques pour pouvoir mettre en place les bonnes solutions pour l’ensemble du secteur. Pour le déploiement de la 4G, il ne serait pas du tout judicieux de ne pas aller vers un partage des infrastructures, car les investissements sont énormes et les revenus des opérateurs sont sous pression. Refaire les mêmes investissements trois fois serait vraiment aberrant.
- Auriez-vous une idée sur les offres et les prix qui seront pratiqués avec la 4G, sachant que pour l’ANRT, le tarif de la connexion restera inchangé… Il y a aussi la contrainte des prix des terminaux…
- Il est encore prématuré de parler des prix. Mais je pense que les opérateurs doivent pratiquer une politique commerciale qui leur permet de faire des investissements. Le problème de la 4G, ce sera surtout l’acquisition du téléphone compatible. Tout le monde ne pourra pas avoir le dernier I Phone, ni le dernier Samsung. Le constat aujourd’hui est que le prix des terminaux 3G commence à baisser, alors que la technologie a 15 ans d’existence. Je pense que la baisse des prix des GSM sera plus rapide sur la 4G, mais il va falloir attendre 5 ou 7 ans pour que cela devienne abordable. Il y a aussi la politique commerciale, dans le sens où les opérateurs vont apporter plus de valeur au client. Autrement dit, plus de débit en plus de la possibilité de faire des débits garantis. Ce qui n’existe pas sur la 3G. Je pense que ce genre de service doit être rémunéré. Mais attention, il faut surtout éviter le modèle français qui a connu un alignement des prix de la 4G sur la 3G et une baisse des prix sans cela soit justifié. Moi je ne pense pas que la 4G sera alignée sur la 3G au Maroc.
- Avez-vous intégré le coût de la licence 4G dans vos plans d’investissement?
- Tout à fait, mais nous n’avons aucune idée du coût de cette nouvelle licence. Bien évidemment, cela fait partie de notre programme d’investissement qui se chiffre en milliards de DH sur cette technologie.
- Sur le registre de l’implémentation, avez-vous des priorités par ville?
- Inwi a toujours été pour la démocratisation des usages. Notre souhait serait d’aller le plus large possible au lancement. Après, il y a la réalité économique et la réalité technique. Autrement dit, c’est le temps de la mise en place des infrastructures qui va dicter le rythme de déploiement de notre réseau.
- La prochaine bataille sera certainement la data. Quel est le plan d’attaque d’Inwi en termes de solutions d'entreprises?
- Sur l’entreprise, il y a plusieurs niveaux de solutions. D’abord la fourniture de la voix (fixe ou mobile) qui est un service récurrent. Après, il y a toute la partie data fixe. Sur ce segment, Inwi est très compétitif. L’on est d’ailleurs 2e opérateur sur les services offerts aux banques. Nous fournissons en data toutes les banques de la place. Pour monter plus dans la chaîne de valeur, nous lançons un data center de 3e génération que nous avons dimensionné pour pouvoir accueillir des clients avec toutes les exigences et conditions de data center LTE3 et les impératifs de notre stratégie Cloud computing. C’est un investissement de plusieurs centaines de millions de DH.

Test grandeur nature à Mohammedia

Pour le patron d’Inwi, contrairement aux tests en laboratoire, dans des bureaux ou des centres techniques, les premiers essais de la 4G de l’opérateur se font dans des conditions réelles, avec des capacités de transmission, plusieurs sites dans un environnement grandeur nature. «Nous avons testé la technologie à Mohammedia pour être à même de déployer rapidement cette technologie», explique Debord. Les premières remontées d’informations dans des conditions sous stress sont plutôt concluantes.

Propos recueillis par Amin RBOUB

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