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Competences & rh

Stratégie/Jamal Belahrach: “Il faut nettoyer le secteur de l’emploi”

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager

Pour le président de ManpowerGroup Maghreb, Jamal Belahrach, le chemin risque d’être long pour convaincre de la nécessité de changer, car l’absence de remise en question personnelle a encore la dent dure au Maroc

- L’Economiste: Etes-vous conscient que la mise en œuvre des nouvelles responsabilités sociales demandera du temps, ainsi que l’ont souligné les experts RH lors de la conférence à Marrakech?
- Jamal Belahrach: En effet, ce changement vers une flexibilité responsable va prendre du temps. Il faut d’abord dépasser les freins culturels importants qui associent la responsabilité à du marketing. Ce changement passe avant tout autre chose par un engagement individuel de la part du dirigeant, ce qui est loin d’être acquis pour tout le monde. Les experts RH sont globalement réceptifs à ce nouveau mode de management, mais pas forcément convaincus. Ils estiment que l’application de ces bases sociales ne dépend pas d’eux directement. On a toujours tendance à remettre la faute sur autrui. L’absence de remise en question personnelle est généralisée dans notre société.

- Pour être efficace, ne faudrait-il pas d’abord poser un cadre légal punissable en cas de défaillance ?
- Parfaitement! Pour arriver à cette responsabilité individuelle, il faut une réglementation stricte et archi pénalisante. Un vrai arsenal législatif et une vraie politique de contrôle du respect des lois. Des enjeux et des défis pour lesquels personne aujourd’hui ne souhaite prendre les bonnes décisions. Encore une fois, il faut dépasser nos freins culturels et politiques.Cela demande beaucoup d’énergie de persuasion, et je vous avoue que parfois je me sens seul dans ce combat. Il faut clairement nettoyer le secteur de l’emploi, il n’y a pas d’autre terme. Cet écosystème est loin d’être vertueux et entretient le développement de la précarité.

- Quels sont les avantages pour les personnes à la recherche d’emploi d’opter pour les missions intérimaires?
- Déjà, il n’est pas nécessaire d’être diplômé. De plus en plus de jeunes s’inscrivent dans une agence d’intérim, même si au départ, par méconnaissance et idées reçues, ils y viennent à reculons. Quand ils bénéficient ensuite des avantages sociaux de base, comme le salaire versé directement sur le compte en banque à date fixe, la cotisation CNSS et une mutuelle suivant la société où ils travaillent, leur perception change. Cette logique économique vertueuse s’applique à quelque 150.000 personnes qui travaillent en intérim au Maroc.
A titre d’exemple, ce marché concerne 450.000 personnes en France. Nous n’en sommes pas encore là, et nous devons également faire évoluer le secteur vers des avantages, non encore offerts, comme la prime de précarité.
La flexibilité est une opportunité avantageuse pour toutes les entreprises, des grands groupes aux PME. Cette offre s’articule autour de valeurs fondamentales comme la conformité sociale, la transparence et l’esprit de responsabilité, tout en veillant à la performance de l’entreprise. Évidemment, elle a un coût, mais l’entreprise y gagne en compétitivité et en crédibilité. L’objectif d’une société est bien sûr de gagner de l’argent, mais elle ne doit plus le faire n’importe comment. L’entreprise est un système vivant, où l’innovation dans le management doit remplacer la tradition. La flexibilité demande une organisation interne efficace, un comportement responsable de la part des dirigeants et des valeurs économiques. Pour employer un mot à la mode, nous devons arriver à un écosystème cohérent entre les actionnaires, les syndicats, le gouvernement et les collaborateurs.
Propos recueillis par Stéphanie JACOB

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