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    Economie

    Benkirane: «Donnez-nous du temps»

    Par L'Economiste | Edition N°:4384 Le 22/10/2014 | Partager
    Le chef du gouvernement tente de séduire, mais convainc-t-il pour autant?
    «Entre l’Ebola et Daech, nous ne pouvons être partout»

    Le chef du gouvernement a joué la décontraction afin d’amadouer les hommes d’affaires présents, leur demandant même de s’asseoir à ses côtés

    «L’Etat se doit de faciliter au maximum le travail des entreprises». C’est en ces termes que le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, débute, le 20 octobre à Casablanca, son intervention en marge de la conférence-débat initiée par notre confrère Economie & Entreprises et Kompass Maroc, au lancement de la 13e édition des 500 plus grandes entreprises marocaines. «L’économie fait partie des domaines qui ont concentré le plus grand nombre de réformes depuis l’avènement de mon gouvernement», a souligné le représentant de l’exécutif. Celui-ci a tenu à rappeler à l’assistance que, d’entrée de jeu, le gouvernement s’est retrouvé face à un environnement instable politiquement, économiquement et socialement. Ce qui a obligé l’Etat à prendre des mesures «urgentes et audacieuses» pour maîtriser les équilibres macro-économiques, renforcer la confiance dans le climat des affaires et offrir une visibilité nécessaire aux opérateurs.
    Les mesures d’urgence prises par le gouvernement ont été ainsi mises en avant. Preuve en est la préservation par le Maroc de l’Investment grade que lui ont accordé  les institutions de notation du crédit souverain Fitch Ratings et Standard and Poor’s avec l’amélioration de cette notation de perspectives négatives à stables par cette dernière. Le chef du gouvernement va plus loin en précisant: «Quand nos responsables vont demander des prêts à l’étranger, on leur propose jusqu’à 10 fois la somme demandée au départ et avec des taux préférentiels».
    Par ailleurs, Benkirane a tenu à rassurer le patronat quant aux tensions actuelles avec les centrales syndicales, faisant allusion à l’utilisation des ponctions sur salaires face aux grèves sauvages qui paralysaient les différentes administrations à son arrivée au pouvoir. «Nous sommes partis de l’idée que la grève est tout simplement une rupture du contrat de travail et qu’empêcher un non-gréviste d’accéder à son lieu de travail est haram en plus d’être illégal», précise le chef de l’exécutif. En prenant la parole, le président de la commission de coordination des conseils d’affaires de la CGEM, Hakim Marrakchi, était loin de l’enthousiasme du chef du gouvernement, en appelant celui-ci à la vigilance en matière de rentabilité industrielle et de la faible implication des opérateurs nationaux dans l’industrie exportatrice et potentiellement exportatrice. Remarques que le chef de gouvernement a rapidement balayées du revers de la main, par une de ses pirouettes: «Entre l’Ebola, Daech, la situation économique, nous ne pouvons pas être partout. Donnez-nous du temps!».

    Amine ATER

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