×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Leïla Ghandi, Chevalier de l’ordre des arts et des lettres

    Par L'Economiste | Edition N°:4381 Le 17/10/2014 | Partager

    Leïla Ghandi, réalisatrice et animatrice de la série documentaire «Voyage avec Leïla Ghandi»

    Leïla Ghandi, ou encore Bent Battouta, comme on aime  la surnommer,  ajoute à son palmarès une  énième distinction. Elle vient d’être nommée chevalier de l’ordre des arts et des lettres par le ministère de la Culture français. Globetrotteuse, photographe, écrivaine, animatrice télé, engagée dans le monde associatif avec Bayti… Leïla Ghandi sillone les domaines comme elle sillonne le monde. Elle participe souvent à l’émission « Les décodeurs » sur les ondes d’Atlantic Radio.

    -L’Economiste : Vous avez reçu plusieurs distinctions alors que vous n’avez que 34 ans.  Aujourd’hui vous êtes chevalier de l’ordre des arts et des lettres. Que représente pour vous cette décoration ?
    - Leïla Ghandi : C’est une belle et prestigieuse reconnaissance. C’est un grand honneur et un réel encouragement qui me pousse à poursuivre mon travail et mes engagements. C’est un bonheur. J’ai reçu un courrier officiel, c’est une belle surprise à laquelle on ne s’attend pas.  Il s’agit d’une décision collégiale qui se passe au ministère de la Culture. J’ai eu d’autres prix  et d’autres distinctions avant, mais j’ai l’impression que celle-ci marque un tournant. On passe à un niveau supérieur, on rentre quelque part dans la cour des grands, c’est très symbolique. Je remercie la ministre, et la France qui jalonne mon parcours depuis le début. Le Sénat m’a déjà décerné un prix en 2008, un trophée de la réussite au féminin remis par la ministre de l’époque, Fadela Amara.

    - Maintenant que vous êtes maman, allez-vous continuer à parcourir le monde comme avant ?
    - Etre mère n’est pas un problème, c’est au contraire un bonheur infini, et une source énorme d’énergie, de volonté, une envie de faire, d’être un exemple pour elle. Dans mon discours et mon engagement, je m’inscris dans une démarche où  j’essaye de transmettre des messages qui vont dans le sens de la femme active, indépendante, libre, émancipée qui s’assume et qui vit ses choix. Je ne compte pas arrêter de travailler, peut être,  travailler différemment, avec plus de profondeur. Je ne sais pas quel impact cela aura sur mon regard. J’espère pouvoir tout concilier, beaucoup de femmes le font à travers le monde.

    - Que nous réserve Leïla Ghandi pour l’avenir?
    - Je suis toujours sur la même voie. Je prépare des projets télévisés mais je ne peux pas en dire plus pour le moment. Je fais de la radio, je continue dans la photographie avec mes expositions. J’ai eu la chance de participer à l’inauguration du Musée Mohammed VI.  A cette occasion, j’ai eu le privilège de pouvoir rencontrer Sa Majesté. Je suis toujours engagée dans la société civile marocaine, notamment auprès de certaines associations, en particulier Bayti. Je suis également engagée auprès de la coopération internationale monégasque très active au Maroc. Ce n’est pas de notoriété publique, mais ils sont vraiment présents sur le terrain, d’un point de vue technique, matériel et financier. Je vais également à la rencontre des étudiants et des écoliers des lycées marocains. J’espère pouvoir continuer à poursuivre mon chemin en m’améliorant, toujours avec une portée engagée. Quand on devient un personnage public, on engage ses opinions. C’est à travers cela que j’espère pouvoir contribuer à bousculer quelques lignes.
    Propos recueillis par Aïda BOUAZZA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc