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    Stratégie/Unilever renforce son engagement social

    Par L'Economiste | Edition N°:4378 Le 14/10/2014 | Partager
    2,5 millions d’enfants sensibilisés à l’hygiène buccodentaire
    Bientôt un projet pour les femmes rurales
    Zéro déchet à la décharge et -7% d’émissions de CO2

    Cela fait maintenant près de cinq ans qu’Unilever a lancé son plan pour un mode de vie durable (Unilever sustainable living plan, USLP). Mais pas seulement pour suivre la tendance ou courtiser les consommateurs engagés dans le domaine social et environnemental. La multinationale spécialisée dans les biens de grande consommation (plus de 400 marques) en fait un business model à part entière (voir inteview). «Notre objectif, c’est de faire croître notre chiffre d’affaires tout en réduisant notre impact environnemental et en renforçant notre engagement social», explique Jean-François Etienne, DG Maghreb.
    L’USLP se concentre sur trois axes: la santé et le bien-être, la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie de tous les partenaires du groupe (agriculteurs, fournisseurs, transporteurs, distributeurs, consommateurs). 
    Au Maroc, Unilever multiplie les initiatives, dont le premier Prix jeunes entrepreneurs sociaux, lancé en partenariat avec l’ONG Enactus fin septembre dernier.
    En 2013, un projet pilote de formation des femmes rurales à la distribution des marques de la multinationale dans les douars à proximité de Chefchaouen a été lancé. L’objectif en est double, conquérir de nouvelles parts de marché, et permettre aux femmes du monde rural d’améliorer leur revenu. L’expérience sera bientôt élargie à d’autres régions rurales, toujours en partenariat avec Enactus. 
    Pour convertir plus de consommateurs à l’utilisation de ses marques, des campagnes de sensibilisation à l’hygiène buccodentaire, à travers la marque Signal, ont été lancées dans les écoles. Depuis 2011, près de 2,5 millions d’enfants ont été sensibilisés. Une deuxième opération sur l’hygiène bactérienne et l’importance de se laver les mains a également été menée autour de la marque Lifebuoy. Elle a permis de toucher 400.000 enfants. 
    Côté environnement, l’usine de Casablanca où les produits OMO, Surf, Knorr et Alsa sont fabriqués, est désormais à zéro déchet. Tous les rejets sont recyclés. Ceci a permis à la structure de baisser ses coûts. Les émissions de CO2 ont, elles, été diminuées de 7%.
    Unilever, dont plus de 55% de l’activité est réalisée dans les pays émergents, s’engage aussi dans la formation des jeunes. L’an dernier, quelque 25 de ses collaborateurs ont été mobilisés en vue d’animer des ateliers sur l’entrepreneuriat dans les lycées, dans le cadre des programmes de l’association Injaz. Là encore, la multinationale qui emploie 400 personnes au Maroc (800 au Maghreb), au-delà de sa contribution citoyenne, vise à dénicher les graines de talents.

    Un système de «veille» sur les talents

    Dans la région Mena, les compétences restent moins abondantes que dans d’autres régions du monde. Pour dénicher les meilleures, Unilever organise chaque année une compétition pour les jeunes porteurs de projets d’entreprise, dont la finale se déroule à Dubaï. Au Maroc, le groupe est également partenaire de cinq universités et grandes écoles, dont Al Akhawayn, l’ENCG Settat et l’Ecole Mohammadia des ingénieurs, auprès desquelles il intervient afin de séduire les jeunes talents. Pour les fidéliser, Unilever mise sur plusieurs atouts, à commencer par les opportunités de carrière à l’international. Un programme d’échange (de 6 mois à plusieurs années) permet aux nouvelles recrues d’intégrer des filiales à l’étranger en vue d’acquérir des expertises dans plusieurs domaines. «C’est également une chance pour les jeunes d’intégrer un groupe leader en matière d’innovation et de traiter des marques qu’ils connaissent déjà», souligne Jihane Boukaidi, Sustainability & Partnerships manager. «Nous favorisons aussi la diversité, 50% de nos managers sont des femmes», poursuit-elle.
    Le groupe accorde aussi beaucoup d’importance au bien-être au travail. Outre les commodités offertes (salle de sport, coiffeur, espaces détente,…), les employés ont la possibilité d’aménager leur temps pour un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle, grâce au programme «Work life balance». La présence au bureau n’est pas obligatoire. Le travail peut être réalisé à distance.

    Ahlam NAZIH

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