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International

Lutte contre l’EI: La Turquie n’a plus de choix

Par L'Economiste | Edition N°:4372 Le 03/10/2014 | Partager
Les Kurdes, coincés à Kobané, exigent l’intervention d’Ankara
Le Parlement devrait voter une autorisation pour intervenir

Les combats opposant les Kurdes et les jihadistes pour la ville de Kobané durent depuis deux semaines  et ont déjà provoqué l’exode vers la frontière turque de plus de 160.000 habitants de cette région à majorité kurde de la Syrie

Quelle sera l’ampleur de l’intervention turque contre l’Etat islamique? La question presse. L’enjeu ne se limite plus à un voisinage hostile mais s’étend aussi à la situation interne de la Turquie.
En effet, l’avancée des jihadistes de l’Etat islamique vers la ville kurde syrienne de Kobané, malgré les raids de la coalition, est une double menace pour la Turquie. La chute de la ville syrienne Kobané aux mains des jihadistes du groupe de l’Etat islamique ferait échouer le processus de paix engagé avec Ankara pour régler le conflit kurde. L’avertissement vient du chef du PKK, Abdullah Öcalan. Celui-ci, malmené sur le terrain face aux jihadistes, prendrait donc l’absence sur le terrain des forces armées turques comme un abandon. Tayyip Erdogan pourra donner autant de promesses qu’il veut, pour les Kurdes, laisser les habitants de cette ville est impardonnable. D’un autre côté, Ankara n’a pas intérêt à ce que l’EI se rapproche de la tombe de Souleiman Shah, où repose, sous la garde de soldats turcs, le corps du grand-père du fondateur de l’Empire ottoman, Osman Ier.
La réaction de d’Ankara était tranchée depuis le voyage effectué par le président Tayyip Erdogan à New York pour participer aux travaux de l’assemblée générale de l’ONU, la semaine dernière, mais il fallait passer par le Parlement: celui-ci s’apprête à autoriser une intervention militaire contre ce groupe ultraradical en Syrie comme en Irak. Le texte, qui devrait être largement approuvé, prévoit la possibilité de conduire des opérations en Irak et en Syrie, ainsi que le stationnement ou le passage en Turquie de soldats étrangers qui y prendraient part.
Ankara pourrait aller encore plus loin que la coalition dirigée par Washignton contre l’EI. «Les tonnes de bombes qui seront larguées ne constituent qu’une solution temporaire et ne font que retarder le danger et la menace», avait reconnu Erdogan lors d’un discours prononcé devant le Parlement à Ankara. «Nous sommes ouverts à toute coopération, mais tout le monde doit savoir que la Turquie n’est pas un pays qui se satisfera de solutions temporaires», avait-il prévenu. Ankara compte donc envoyer des troupes sur le terrain. Ergodan  trouve que rester spectateur des événements en cours dans les pays voisins reviendrait à «trahir l’Histoire» dans une région dominée auparavant par l’Empire ottoman.
M. L.

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