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Analyse

Bourse: Les bons élèves de la cote

Par L'Economiste | Edition N°:4372 Le 03/10/2014 | Partager
Les banques et les services propulsent la masse bénéficiaire
Le secteur télécoms atténue la croissance, et déçoit

La masse bénéficiaire est ressortie en hausse à 14,2 milliards de DH au terme de ce premier semestre. Une performance tirée par la bonne tenue de l’activité de nombreuses sociétés cotées. Le résultat global de la place a connu une certaine avancée à travers la croissance des activités des banques, des services aux collectivités locales ou encore du secteur de l’énergie. La contre-performance des télécoms, de l’immobilier, des mines et des boissons a, quant à elle, limité l’évolution de la masse bénéficiaire

Le semestre 2014 peut être considéré, par les analystes, comme le semestre de la reprise. Le défi de redresser la tendance pour bon nombre d’entreprises cotées a été finalement relevé. Certaines ont pu se défaire de contraintes exogènes liées particulièrement à la concurrence. D’autres sont parvenues à maintenir leur trend haussier sur les six premiers mois. La masse bénéficiaire s’en ressent bien, mais avec une répartition sectorielle pour le moins atypique. La marche-avant a été notamment accélérée par la bonne tenue des activités des banques, des services aux collectivités locales ou encore du secteur de l’énergie. En revanche, la croissance de la masse bénéficiaire a été atténuée en raison de la contre-performance des télécoms, de l’immobilier, des mines et même des boissons.

- Banques: Le coût du risque pèse toujours sur les résultats
Les banques ont enregistré un PNB en hausse de 10,1% à 26,4 milliards de DH à fin juin. Le secteur a réalisé ainsi près de 35,7% des revenus de la cote grâce à la performance des «Top Three». L’engagement d’Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank à l’international (particulièrement en Afrique) a fortement contribué à l’amélioration des revenus. D’un autre côté, les trois banques ont pu profiter de la baisse des taux qui a permis une meilleure valorisation de leur portefeuille en bons du Trésor. Pourtant, face à un ralentissement latent de l’activité du crédit et une montée des créances en souffrance, les banques ont poursuivi le renforcement du coût du risque.
La charge du risque du secteur s’est, en effet, alourdie au premier semestre de 59,8% pour un montant de 5,1 milliards de DH.
Les analystes restent tout de même confiants et anticipent une fin d’année concluante en raison de la récente baisse du taux directeur à 2,75%. L’impulsion donnée par la banque centrale pourrait, en effet, redynamiser la distribution des crédits.

- Services: Jlec, «le sauveur»
Le secteur des services aux collectivités a été le second contributeur à la hausse dans la masse bénéficiaire. Une performance a été induite principalement par la forte croissance enregistrée par Jorf Lasfar Energy Company (JLEC) devenue Taqa Morocco.  Son bénéfice a quasiment triplé d’une année à l’autre à 385 millions de DH suite à l’amélioration de la rentabilité opérationnelle (lancement des unités Jlec 5&6) ainsi qu’à l’optimisation du placement de ses excédents de trésorerie. Fait remarquable cette année, selon les analystes. Sans Jlec,  les résultats totaux de la place resteraient stables ou seraient légèrement haussiers.

- Télécoms: Le secteur déçoit
Evoluant dans un environnement fortement concurrentiel, Maroc Telecom n’est pas parvenu à tirer son épingle du jeu, au terme du premier semestre. L’opérateur historique a enregistré un résultat brut d’exploitation en retrait de 4,4% à 8 milliards de DH. La marge opérationnelle s’est réduite de 2,9 points, mais reste à un niveau relativement élevé (55,2%). Ses bénéfices se sont alors dépréciés de 12,8% à 3,1 milliards de DH. Sa contre-performance a de ce fait alourdi la masse bénéficiaire de 448 millions de DH. Heureusement que son cours en Bourse reste l’un des plus actifs du marché et améliore sensiblement la liquidité de la place.

- Immobilier: Léger coup de blues
L’activité des immobilières a été relativement marquée par le ralentissement économique de ce début d’année. En effet, le secteur a dû faire face au recul de plus de la moitié des mises en chantier des logements sociaux conjugué à une baisse de l’indice des prix des actifs immobiliers. Pourtant, le secteur est parvenu à afficher des résultats en légère progression. Les trois opérateurs cotés sont parvenus à hisser leur chiffre d’affaires à 7 milliards de DH, en hausse de 9,1%.Les bénéfices ont par contre évolué en contre-sens. Addoha et Alliances sont pointées du doigt avec des RNPG en recul de respectivement 15,6 et 13,8%. Le poids du secteur s’est ainsi dégradé en un an pour passer à 6,4% au premier semestre 2014 contre 7,1% la même période de l’année dernière. Les analystes espèrent néanmoins une reprise avant la fin d’année.
Avec un chiffre d’affaires sécurisé assez confortable, les trois immobilières devraient boucler l’exercice avec sérénité. L’accélération des résultats passerait par la forte contribution des filiales de CGI, la livraison de projets d’envergure, l’amendement de la loi sur les notaires, mais également la politique d’allégement du BFR en limitant les investissements en foncier.
A. Lo

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