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    Economie

    Fenelec: Razzia sur le Faso!

    Par L'Economiste | Edition N°:4366 Le 25/09/2014 | Partager
    2,5 millions d’euros de commandes en finalisation
    Une zone industrielle en projet pour les entreprises marocaines
    Trois nouveaux accords de coopération signés

    L’Economiste du Faso a consacré tout un supplément à l’étape burkinabée d’«Action Lumière». 700 rendez-vous b-to-b ont été réalisés entre 280 entreprises marocaines et burkinabées, lundi, à Ouagadougou. Plusieurs opportunités d’affaires ont été concrétisées entre les deux parties

    «Action Lumière» porte bien son nom. Le nouveau concept de mission d’affaires sectorielle développé par Maroc Export avec la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (Fenelec) donne ses premiers résultats. À Ouagadougou, première étape du périple, 700 rencontres b-to-b ont réuni 280 entreprises marocaines et burkinabées. Plusieurs opportunités de business se sont concrétisées. Les membres de la Fenelec parlent d’un montant global de 1,2 million d’euros de commandes fermes décrochées. S’y ajoutent près de 2,5 millions d’euros (un peu plus de 250 millions de dirhams) de commandes en cours de finalisation, et des promesses de commandes à hauteur de 1,37 million d’euros. Ce n’est pas tout. La Fenelec s’offre, dans la foulée, un pied-à-terre sur le marché burkinabé. La fédération a en effet décroché un important accord de principe pour une étude de faisabilité d’une zone industrielle. La plateforme sera entièrement dédiée aux entreprises marocaines du secteur. Ce qui augure de bonnes perspectives d’investissement.
    Le projet comprendra un port sec, et sera également ouvert à d’autres entreprises non membres de la Fenelec, disposant de projets d’investissement sur le marché burkinabé. L’entité patronale a également signé une nouvelle convention avec le Syndicat burkinabé des entreprises de l’électricité et assimilés (Seea-B). L’objectif est de capitaliser sur les acquis d’un premier accord signé en 2012, pour développer les opportunités de partenariat et d’échange entre les deux organisations patronales. L’heure est aussi à la consolidation des relations institutionnelles. Un mémorandum d’entente a en effet été signé entre Maroc Export et l’Agence burkinabée de promotion des exportations du Burkina Faso (Apex-Burkina). L’idée est «d’augmenter le nombre d’exportateurs dans les deux pays et améliorer l’équilibre des échanges commerciaux entre le Maroc et le Burkina Faso», précise le texte de la convention. Concrètement, cet accord se déclinera en échange d’informations et d’expertise et la réalisation d’activités promotionnelles.  L’assistance, l’accompagnement et la planification sont aussi pris en compte. Maroc Export a également signé un autre accord avec la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (Cci-BF). Le but, là aussi, est de renforcer les relations de coopération institutionnelle et le développement des activités promotionnelles entre les deux économies.
    Avec 30 millions de dollars en 2013, le potentiel des échanges commerciaux entre les deux pays reste encore largement sous exploité. Selon Mohamed Abbou, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, «des complémentarités entre les deux marchés doivent être davantage explorées». Quant aux investissements privés marocains opérés sur le marché du Burkina Faso, ils frôlent un cumul de 10 millions de dollars. Plusieurs secteurs stratégiques sont concernés.

    Accord Maroc-UEMOA: Rabat s’impatiente!

    Le Royaume poursuit sa campagne auprès de ses partenaires membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les négociations portant sur le projet d’accord préférentiel entre le Maroc et l’ensemble économique traînent depuis plusieurs années déjà. Lundi dernier, à Ouagadougou, Mohamed Abbou, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, n’a pas manqué de relancer les autorités burkinabées sur le sujet. Le Royaume veut plus d’efforts dans la volonté politique de concrétiser cet accord qui devrait donner plus de liberté aux échanges. «Nous devons penser sérieusement à l’intégration de nos marchés respectifs, à travers la mise en place d’une  nouvelle génération d’accords de coopération commerciale et économique», a déclaré le ministre. Cette nouvelle approche sera basée sur l’instauration progressive «d’avantages tarifaires» entre le Maroc et le Burkina, dans le cadre de l’UEMOA. Le même message sera sans doute prêché à Libreville et Brazzaville, les prochaines étapes d’«Action Lumière». Un projet d’accord est en négociation avec les Etats de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).

    S. F.

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