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    Evénement

    Echanges Maroc/Pays du Golfe
    Les flux financiers compensent le déficit

    Par L'Economiste | Edition N°:4366 Le 25/09/2014 | Partager
    Transferts des MRE, IDE, tourisme et dons, toujours en forme
    En 2013, les recettes ont dépassé les 25 milliards de DH

    Entre 2004 et 2012, les IDE en provenance des pays du Golfe ont crû en moyenne de 25% par an. L’année passée, ils ont représenté 15% du total drainé par le Maroc. Ces IDE sont placés à hauteur de 41,3% dans l’immobilier. L’énergie et les mines attirent 22,5% et le tourisme 14%.

    Sur une décennie, les échanges commerciaux avec les pays du Golfe ont été multipliés par 3,5 à 29,2 milliards de DH. Une évolution stimulée, pour l’essentiel, par les flux à l’import qui prédominent à hauteur de 94%. Car, si les achats portent sur 28 milliards en 2013, les exportations peinent à dépasser le seuil de 2 milliards de DH. D’où l’ampleur du déficit qui en résulte. Mais la compensation vient des flux financiers qui s’inscrivent en progression soutenue sur la dernière décennie. Une progression qui touche les IDE, les transferts des MRE et les dons. «Le tout ayant été favorisé par le cadre de coopération existant entre le Maroc et les pays du Conseil de coopération du Golfe», constate l’Office des changes dans sa dernière livraison dédiée aux échanges avec ce groupement.
    Le cadre juridique est constitué de conventions bilatérales signées avec les principaux partenaires  (Arabie Saoudite depuis 1966, Emirats Arabes Unis en 2001, Koweït en 2010) ainsi que de l’Accord  de facilitation et de développement des échanges commerciaux interarabes.
    En 2013, les importations en provenance des pays du CCG se sont établies à 28 milliards de  DH alors qu’elles se chiffraient à 8 milliards en 2003, soit un taux d’accroissement annuel de 13%. Ces achats portent à raison de 64% sur des produits énergétiques. Et six produits représentent 90% des importations totales: pétrole, gaz naturel, gas-oils, fuel, matières plastiques et soufre brut.
    A l’export, quatre produits représentent la moitié des ventes réalisées sur les pays du CCG.   
    Il s’agit de l’acide phosphorique, du fromage, des disques et autres supports magnétiques et des vêtements confectionnés. Le reste est constitué d’agrumes, de conserves de poissons et de préparations de fruits et légumes. Au total, la valeur des exportations a atteint 1,2 milliard de DH en 2013. Ce qui place le Maroc devant la Tunisie (1 milliard de DH) mais très loin derrière la Turquie et l’Egypte. Ces deux pays, qui ne sont pas importateurs nets de pétrole, réalisent respectivement des chiffres d’affaires à l’export de 75,2 et 27,2 milliards de DH.  
    Selon l’Office des changes, la balance commerciale du Maroc avec les pays du CCG fait ressortir un déficit de 26,8 milliards de DH en 2013 contre 29,7 milliards l’année d’avant. Un déficit qui se situait à peine à 7,2 milliards, une décennie auparavant. Mais, flambée de produits pétroliers oblige, ce niveau a été presque multiplié par quatre.
    Néanmoins, il est, pour une large partie, compensé par l’importance des flux financiers. A commencer par les transferts des Marocains résidant dans ces pays. Ils ont atteint 9 milliards de DH en 2013 contre 1,2 milliard en 2003. Avec un accroissement annuel moyen de 22,4%, les pays du CCG occupent la deuxième position des sources de provenance des recettes MRE. Leur part s’élève à 15,6% du total des transferts rme.
    En second lieu, les dons accordés par les pays du Golfe se chiffrent à 6,3 milliards de DH l’année dernière, soit près des deux tiers du total des fonds reçus à ce titre par le Maroc. A noter que ces dons ne sont pas conditionnés. Les recettes touristiques en provenance de la région du Golfe ne sont pas en reste. Elles se sont chiffrées à 3,7 milliards de DH l’année dernière contre moins de moitié, une décennie auparavant.
    De même, les investissements directs réalisés par les opérateurs de ces pays maintiennent un niveau significatif. Bien que le montant s’est inscrit à la baisse en 2013 par rapport à l’année d’avant (6,2 milliards de DH contre 9,9 milliards en 2012), la part des pays du Golfe représente 15,7% du total des IDE. Une contribution qui frôlait le tiers en 2012 alors que le montant global drainé en 2004 s’établissait à moins d’un milliard de DH. Depuis lors, ces IDE ont crû en moyenne de 25% par an. Les Emirats Arabes Unis occupant la première place avec la moitié des flux l’année dernière: 3,7 milliards de DH. Ils sont suivis par l’Arabie Saoudite qui a placé près de 2 milliards de DH en 2013.  
    A. G.

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