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    Tourisme de bien-être: Le nouveau tournant

    Par L'Economiste | Edition N°:4355 Le 10/09/2014 | Partager
    Le spa, l’Eldorado des hôteliers
    Le Maroc s’attaque à un marché de 500 milliards de dollars
    Et présente ses atouts à la grand-messe du bien-être de Marrakech

    Le tourisme de spa représente le segment produit le plus important du tourisme de bien-être avec environ 41% de ce marché. Jusqu’en 2017, le tourisme de bien-être devrait croître de plus de 9%, près de 50% plus rapidement que le tourisme mondial

    C’EST un marché qui se porte  bien, voire très bien compte tenu des conjonctures. Le tourisme de bien-être affiche des taux de croissance de 10% par an au moment même où d’autres segments du secteur  stagnent au Maroc.  Souvent associé au tourisme de santé et médical, le tourisme de bien-être  constitue une niche à part entière même si elle présente des synergies avec différentes autres  niches à forte valeur ajoutée (tourisme sportif et médical, mice…). Le tourisme de bien-être représente 14% du tourisme mondial en termes de dépenses.  Ce qui correspond à près de 500 milliards de dollars et  pourrait atteindre un chiffre d’affaires de 679 milliards de dollars à l’horizon 2017. Dans ce paysage, le Maroc pourrait bien se positionner parmi les 10 premières destinations mondiales dans le tourisme du bien-être à cette échéance.  Le dernier rapport du Stanford Research Institute (SRI)  le confirme et  le Maroc devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 14,7%, soit 60% plus rapide que la moyenne mondiale. Un secteur porteur pour le Maroc d’autant plus intéressant que ces touristes étrangers estampillés bien-être dépensent environ 65% de plus lors de leurs séjours qu’un touriste lambda. Des pourcentages doublés quand on parle de tourisme national de bien-être. Toujours d’après le rapport du SRI, le marché devrait évoluer 2 fois plus en Afrique et au Moyen-Orient que dans le reste du monde, avec une croissance de 15%. Il faut dire que le Royaume  dispose d’atouts considérables pour en devenir l’un des acteurs des plus dynamiques. D’abord, une infrastructure dédiée.  Quatre de ses grandes régions touristiques marocaines  ont inscrit le tourisme du bien-être et le SPA au cœur de leur stratégie: Agadir, Marrakech, Fès et Tétouan… c’est que le spa représente le segment produit le plus dynamique avec environ 41% du tourisme de bien-être et  est défini par l’international SPA Association comme un lieu consacré au bien-être mettant à disposition une gamme de services professionnels qui encouragent la régénération du corps et de l’esprit. Parce que le spa est devenu une accroche marketing obligatoire, ce n’est plus un simple service proposé comme un terrain de tennis par exemple: le spa booste, en effet, le chiffre d’affaires dans le secteur touristique. Et les hôteliers ne souhaitent pas rater  le coche puisque le tourisme de spa représente le segment produit le plus important du tourisme de bien-être avec environ 41% de ce marché d’après Stanford Research Institute.  En clair, la niche «bien-être» rapporte gros et devient un solide argument de vente. Des agences de consulting investissent également le créneau répondant aux besoins de cette nouvelle clientèle. Ce qui fait dire à ce spécialiste que le secteur a de grands jours devant lui. L’offre qui existe a besoin d’être consolidée, développée, structurée et enfin règlementée pour se hisser au rang d’une destination mondiale de bien-être, estime Imad Barrakad, directeur de la Smit. Et le Royaume compte sur ce secteur porteur pour booster sa vision stratégique pour le développement du tourisme à l’horizon 2020 et ce n’est d’ailleurs pas fortuit que la société marocaine d’ingénierie touristique, le bras armé du ministère du Tourisme, co-organise la 8e édition du salon Global SPA & Wellness Summit (GSWS). Ce salon qui démarre le 10 septembre à Marrakech devra appuyer les actions de promotion marocaine pour l’attraction des investisseurs touristiques en général, et en particulier des investisseurs potentiels pour les produits de Spa et bien-être existant. Aussi, la Smit souhaite à travers ce salon, organisé pour la première fois  au Maroc, renforcer son positionnement comme étant un facilitateur de l’investissement touristique au Maroc tout en braquant les projecteurs sur ce qui a été déjà réalisé sur ce segment et enfin permettre ainsi le développement d’une offre variée  sur les autres  territoires touristiques.

    L’offre par ville

    AVEC quatre centres de thalassothérapie, plusieurs centres de remise en forme et spa, sans compter sa belle façade balnéaire, Agadir se positionne en pôle naturel dans ce domaine, talonné par Tétouan. La destination Fès mise aussi sur le tourisme de bien-être au cœur de son contrat-programme régional et va capitaliser sur les cures de Moulay Yacoub et les thermes aménagées. A Marrakech, il n’y a pas un hôtel de luxe qui ne soit pas aujourd’hui doté d’un spa qui devient un sérieux  argument de vente.

    B. B.

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