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    Régions

    Marrakech réussit sa campagne de don de sang

    Par L'Economiste | Edition N°:4345 Le 27/08/2014 | Partager
    Il faudrait en moyenne 150 donneurs par jour pour couvrir les besoins
    La méfiance reste le principal frein au don des citoyens

    Chaque été, la pénurie frappe aux portes des centres de transfusion sanguine. Afin de renflouer les stocks,

    Le Centre régional de transfusion sanguine à Marrakech  fournit 80% de ses stocks au CHU, et particulièrement à son centre d’oncologie et hématologie. Bénévoles ou donneurs proches d’un malade, le CRTS accueille du lundi au vendredi, de 9h à 15h 
     

    de nombreuses campagnes de sensibilisation s’enchaînent, relayées sur les réseaux sociaux à destination particulièrement des jeunes. En ce lundi 25 août, ils étaient nombreux à avoir répondu à l’appel national. «Mais ce n’est pas tous les jours que l’on voit autant de personnes dans nos salles d’attente», se réjouit la directrice du Centre régional de transfusion sanguine, Latifa Loukhmas. «Ce que nous demandons aux Marocains», insiste-t-elle presque en les suppliant, «c’est qu’ils deviennent des donneurs réguliers». Aux côtés de donneurs qui ont afflué vers le centre après la campagne de sensibilisation, le stock est entretenu par les dons de «compensation» de proches de malades transfusés.
    Ce principe de compensation est généralisé afin de sécuriser les réserves dans les hôpitaux. Car, face à la pression de la demande et des besoins toujours plus importants, le nombre de donneurs plafonne. Pour ne prendre l’exemple que des concentrés de globules rouges, en mars 2013, les besoins du centre de Marrakech étaient de 60 poches par jour. Aujourd’hui, on parle d’une moyenne de 90 poches sachant que 30% du sang collecté est inutilisable après analyses, la région aurait besoin de 150 donneurs par jour pour répondre efficacement à la demande. Même si entre 2012 et 2013, on dénombre une augmentation de 26% du nombre de donneurs, chiffre qui devrait encore progresser cette année, sachant que le don bénévole n’est pas encore entré dans les mœurs.

    Aux côtés de la directrice du centre de transfusion de Marrakech, Latifa Loukhmas, le champion de kick boxing, Mohamed Mojahid, profite de ses vacances en famille pour répondre à l’appel lancé au niveau national

    La première raison étant le manque de confiance entre le citoyen et les centres de transfusion, suspectés à tort de faire commerce du sang.
    A Marrakech, c’est le CHU, principal établissement de soins, qui absorbe 80% des stocks. Son centre d’oncologie et hématologie, le 2e au niveau national après celui de Casablanca, réunit des spécialités directement liées à la transfusion. Idem pour les programmes de greffes hépatiques et rénales, les besoins en sang de qualité, filtré et irradié, sont conséquents. Le reste du sang collecté est orienté vers les cliniques, à l’hôpital Ibn Zohr et aux régions d’Essaouira à Ben Guérir, dont certaines possèdent leurs propres banques de sang, participant ainsi à la collecte.
    Le système de transfusion sanguine au Maroc, calqué sur la méthode française, reste l’un des plus efficaces dans le monde arabe. Le bilan sanguin est mis, après le don et l’analyse, à la disposition du donneur, et permet ainsi de prévenir et de diagnostiquer certaines pathologies ou carences. Autre point positif, dès le premier don, le centre de transfusion fournit une carte de donneur renseignant sur le groupe sanguin.

    Qui peut donner son sang?

    Toutes les personnes saines et en bonne santé, de plus de 50 kg, âgées de 18 à 70 ans, qui sont assurées de ne pas transmettre une maladie infectieuse. Après une fièvre supérieure à 38° ou une prise d’antibiotique, il est préférable de s’abstenir pendant 2 semaines. De la même manière, un délai est demandé pour les personnes qui se sont récemment rendues dans un pays tropical en prévention d’une quelconque infection virale. Exit également et logiquement les femmes enceintes, qui doivent attendre six mois après leur accouchement avant de penser à donner leur sang. Après des soins dentaires, il est mieux d’attendre quelques jours, car le produit sanguin peut être altéré par des bactéries. Hormis ces contre-indications, un homme peut donner son sang une fois tous les 2 mois et une femme tous les 3 mois. Une régularité nécessaire face au sang qui reste un produit rare, précieux et périssable. Les globules rouges se conservent 42 jours, le plasma 1 an après congélation et les plaquettes, 5 jours seulement.

    De notre correspondante,
    Stéphanie JACOB

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