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Régions

Fès-mairie
Houleuse session à la veille des vacances

Par L'Economiste | Edition N°:4335 Le 08/08/2014 | Partager
L’Istiqlal et le PJD, appuyés par le PAM, à couteaux tirés
La plage de Fès passe à l’étape de concrétisation
Un projet estimé à plus de 100 millions de DH

Malgré une alliance «contre-naturelle», l’alliance entre le PJD et le PAM, Hamid Chabat, maire de Fès, est finalement parvenu à convaincre les élus de la ville de l’opportunité de créer une plage artificielle. Celle-ci devrait préserver les fontaines qui se transforment en lieux de baignade pendant les périodes caniculaires

LA guerre entre le PJD et le PI continue. Fief de cette bataille politique, le conseil communal de Fès n’arrive plus à tenir ses assemblées trimestrielles dans le calme. Tous les moyens sont bons pour éliminer les adversaires redoutables. Accusations, tirs croisés, mises au point… sont devenus le lot de chaque session pour certaines catégories d’acteurs. Particulièrement, les conseillers du Parti de la justice et du développement (PJD) qui s’opposent «par principe» au bureau présidé par leur «ennemi juré», Hamid Chabat. Surtout après ses graves accusations à l’encontre d’Abdelilah Benkirane, devant les deux Chambres.
Lors de la session du mois de juillet, tenue à la veille des vacances, il s’en est fallu de peu pour que l’assemblée ne se transforme en foire d'empoigne, surtout entre, d’une part, Said Benhamida et Hassan Boumchita du PJD, et Mohamed Haddad, Mohamed Jamii du PI. Il faut dire que malgré qu’ils soient minoritaires, les élus du PJD mènent la vie dure au président de la session, Allal El Amraoui. A leur tête Benhamida, qui, d’entrée de jeu, s’est félicité du bilan présenté par le chef du gouvernement. Le parlementaire pjdiste a profité de son intervention (hors sujet) pour tirer à boulets rouges sur les dirigeants de la ville les accusant de «mauvaise gestion». Benhamida s’est même permis, à tort, de «défendre» le territoire d’une autre collectivité, la commune rurale de Ouled Tayeb pour ne pas la citer, faisant valoir les décrets d’application du découpage administratif et territorial de 1998. Il s’est appuyé dans son réquisitoire sur les arguments avancés par le président «pamiste» d’Ouled Tayeb.  Rappelé à l’ordre par El Amraoui, l’élu islamiste a vite retiré ses propos les engageant dans la défense d’une autre commune. Mais, personne n’a compris pourquoi, au niveau local, les élus PJD soutiennent les conseillers PAM et vice versa. La question reste en suspens surtout si l’on sait que les premiers sont au gouvernement, alors que les seconds sont (supposés être) à l’opposition.
Pour le vice-maire de Fès, «le jeu politique n’est pas clair. Les positions aussi. Mais, ce qui est dangereux, c’est le double langage dont fait preuve le PJD». Pour garder une trace, El Amraoui a filmé le déroulement de la session «et surtout les contradictions momentanées des élus PJD». Pour leur part, Hassan Tayki et Said Laawaji Laânizi, tous deux élus PAM (Parti authenticité et modernité) ont reproché aux membres du bureau de discuter le découpage administratif et territorial alors qu’il relève de l’activité du Parlement. «Vous ne prenez pas en considération les priorités du plan de développement communal… les fonctionnaires communaux sont sanctionnés selon leur appartenance politique et syndicale», renchérit Laânizi. «Ses questions ne figurent pourtant pas dans l’ordre du jour», répond le maître de la séance.
Au conseil communal de Fès, l’alliance PJD-PAM est avérée, surtout lorsqu’on voit que les deux formations prennent les mêmes positions au moment du vote. A ce titre, lors de la session du mois de juillet, les élus de la majorité (PI et USFP) ont approuvé les 11 points à l’ordre du jour. Ceux des partis du tracteur et de la lampe se sont abstenus. Parmi les points votés figurent l’adoption des cahiers relatifs à la construction d’une unité de tri pour les déchets par le délégataire Ozone, une «clinique» pour les ânes et mulets en partenariat avec l’association du Foundouk Américain, et l’aménagement de la plage artificielle de Fès. Cette dernière, dont l’aménagement sera concédé à un investisseur privé, nécessitera quelque 100 millions de DH. L'aménageur bénéficiera, en contrepartie, d'un contrat de location de longue durée. Pour rappel, la réalisation de ce projet piétine depuis quatre ans. La mairie de Fès l'a ressorti des tiroirs après que le chef du gouvernement ait qualifié le projet de «pipeau».

Constat

«Le constat est amer. Le gouvernement bloque tous les projets de la ville de Fès. Aucun chantier n’a été financé ou initié par l’équipe Benkirane depuis sa nomination il y a 3 ans. Toutefois, quand il s’agit de critiques et de campagnes de dénigrements, le chef du gouvernement réussit bien son inventaire», signale Allal El Amraoui insistant sur les moyens propres de la commune. Selon lui, le projet de la plage de Fès, à titre d’exemple, sera réalisé sur la base d’une étude de faisabilité qui a coûté 1,5 million de DH. Concrètement, cette plage sera réalisée sur une superficie de 22 hectares à Oued Fès. L’eau pour en alimenter les vagues sera drainée depuis la commune rurale Aïn Allah. Enfin, la mairie promet la gratuité des lieux et surtout un espace dédié aux femmes.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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