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    International

    Ebola: L’alerte monte d’un cran

    Par L'Economiste | Edition N°:4332 Le 05/08/2014 | Partager
    Le virus s’invite au sommet Etats-Unis-Afrique
    Bilan: 729 morts sur 1.323 personnes infectées
    La RAM maintient ses vols à destination de Conakry, Monrovia et Freetown

    Identifié en 1976 pour la 1re fois, le virus Ebola se nomme ainsi en référence à la rivière de la République démocratique du Congo. Il atteint à la fois les animaux et les êtres humains et ne connaît, à ce jour, aucun remède

    La propagation du virus Ebola et les risques qu’il se répande dans plusieurs régions du monde sont en train de se transformer en un problème de santé mondial. Il a même été jusqu’à bousculer le plus grand sommet Afrique-Etats-Unis de l’histoire. 50 chefs d’Etat africains invités à Washington hier, lundi 4 août. Pour l’heure, le virus se propage au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone. Mais le risque d’expansion au-delà de l’Afrique de l’Ouest est bien plus qu’une hypothèse théorique.
    Le Maroc n’a pas été épargné par la panique Ebola. Le 29 juillet dernier, la suspicion a plané à l’aéroport Mohammed V de Casablanca après le décès d’un voyageur libérien.  Les analyses ont permis d’affirmer que la personne était décédée des suites d’une crise cardiaque. La Royal Air Maroc affirme avoir renforcé ses mesures sanitaires et établi des contrôles dans tous les points d’entrée. Pour le moment, les capitales touchées continuent d’être desservies par la compagnie au contraire d’Emirates qui a suspendu sa desserte entre Dubaï et Conakry. L’OMS a déploré «que les efforts déployés pour en finir avec cette épidémie n’étaient pas proportionnels au danger qu’elle représente».
    Depuis le début de l’année, le virus a infecté 1.323 personnes dont 729 cas mortels (dernier recensement le 27 juillet). Soit plus d’une personne sur 2 ne survivant pas à l’infection, selon l’OMS. Des chiffres impressionnants pour une maladie aux symptômes impressionnants. Hémorragies internes et externes, vomissements et diarrhées souvent accompagnées de sang et saignement des muqueuses. Les organes finissent par se nécroser à force de mauvaise irrigation et la peau se ramollit puis s’arrache. L’infection actuelle présente des symptômes moins spectaculaires avec moins d’hémorragies abondantes et surtout des vomissements et diarrhées. Symptômes qui peuvent référer à d’autres maladies moins dangereuses avant d’évoluer et de s’avérer dangereux.  La transmission se fait par l’humain, par contact avec les fluides biologiques d’une personne infectée.
    Aucun traitement n’est efficace à ce jour. Certains vaccins et molécules ont donné quelques résultats sur les animaux, mais rien sur les humains pour l’instant. Le personnel soignant se contente d’aider le corps à combattre l’infection. Plusieurs pistes sont explorées dans la recherche : un vaccin, une sérothérapie (utilisation d’un sérum immunisant provenant d’un animal ou un être humain immunisé contre la maladie) et des molécules antivirales.
    Seulement, les professionnels se heurtent à un manque d’implication de l’industrie pharmaceutique. Le virus Ebola nécessite des sommes importantes pour la recherche d’un traitement  voué à générer très peu de recettes. Le virus ressurgit de manière épisodique et atteint peu de personnes en comparaison avec le paludisme par exemple (qui touche 200 millions de personnes chaque année et en tue 600.000). De plus, le virus atteint des couches de population à très faible revenu.
    Sanaa EDDAÏF

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