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Société

Marrakech, rendez-vous des droits de l’Homme

Par L'Economiste | Edition N°:4331 Le 04/08/2014 | Partager
La ville reçoit en novembre prochain le 2e Forum mondial
L’occasion d’un retour sur les actions du CNDH

La délégation marocaine, présente au 1er forum à Brasilia, a mené de fructueuses négociations pour faire de Marrakech la prochaine ville hôte de ce sommet mondial sur les droits de l’Homme

Au tour de Marrakech d’abriter les 27, 28 et 29 novembre 2014 le sommet mondial sur les droits de l’Homme. En lui-même, cet événement renseigne sur les avancées du Maroc à ce sujet. Organisée à l’initiative du Secrétariat des droits de l’Homme de la présidence de la République du Brésil, la 1re édition s’est tenue en décembre 2013 dans la capitale Brasilia. Ce rassemblement entre représentants du gouvernement et de la société civile a pour objectif la réflexion commune, l’échange d’expériences et la formation de réseaux. Les participants se sont ainsi attelés, par le biais d’ateliers thématiques, à définir les avancées en matière des droits de l’Homme à travers les luttes sociales et les violations récurrentes, qui se produisent dans le monde entier. Une approche tournée vers la relation entre la culture et les droits humains, qui permet de surmonter les barrières entre les personnes, et donc de lutter contre toutes formes de discrimination et d’inégalité. Grâce notamment à sa situation géographique et à ses réformes et avancées notoires dans ce domaine, le Maroc a donc été choisi pour abriter la 2e édition de ce forum, qui consacre la dimension Sud-Sud dans le traitement des questions des droits de l’Homme, permettant ainsi aux pays du Sud de devenir des acteurs clés dans la protection et la promotion de ces droits.
Ce choix bien légitime, négocié au Brésil par la délégation marocaine, s’appuie sur la voie des libertés fondamentales suivie par notre pays. Pour preuve, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), qui agit en étroite collaboration avec le principal organe des Nations unies, le Conseil des droits de l’Homme. Également fondé sur les principes de Paris, le CNDH travaille directement avec le Parlement marocain. Grâce à ses commissions régionales, l’institution indépendante garantit les droits fondamentaux sur tout le territoire, appuyant  la question de la diversité. Rappelons à ce sujet, la mesure phare du Roi qui officialisait la langue amazighe, au même titre que l’arabe, lui permettant de s’inscrire comme patrimoine commun à tous les Marocains. Tous les droits sont ainsi étudiés à la loupe par le CNDH. Si certains enregistrent de belles avancées, d’autres sont encore à la traîne, comme celui des enfants placés sur décision judiciaire dans les centres de sauvegarde de l’enfance (CSE). Dans son rapport, le CNDH fait état d’enquêtes de terrain dans 17 CSE. Le bilan de ces visites a permis de relever que le placement des enfants dans ces centres est non conforme aux standards et normes de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CDE), et ce dans toutes les étapes du processus de placement. En effet, les enfants en situation difficile (orphelins, handicapés, mendiants…) partagent la même institution fermée que ceux en conflit avec la loi. Le rapport parle également de centres surchargés et/ou isolés des lieux de résidence de certains enfants, paralysant ainsi le maintien des liens familiaux. Absence de supervision et de contrôles réguliers par l’administration de tutelle, conditions de vie (hébergement, hygiène et alimentation) qui ne garantissent pas les droits fondamentaux des enfants placés, châtiments corporels, brimades et insultes sont quelques-uns des constats relevés.
Concernant les populations étrangères, le CNDH appelle à une politique publique protectrice des droits, basée sur la coopération internationale et intégrant la société civile. En relevant un tel défi, le Maroc pourrait ainsi constituer pour de nombreux pays du Sud, confrontés à des problématiques similaires, un exemple bénéfique.

100 recommandations

Le CNDH s’est également attelé à définir 100 recommandations pour la protection des droits des détenu(e)s, établies à la suite de ses visites dans plusieurs établissements pénitentiaires. Ce rapport note les efforts déployés par la Délégation générale de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion en matière de réaménagement et de construction des établissements pénitentiaires et de lutte contre la corruption. En revanche, il a été constaté que la Délégation privilégie la politique sécuritaire au détriment de la sécurité des détenus, et le recours excessif aux mesures disciplinaires, et ce, en l’absence ou en l’insuffisance d’un contrôle effectif et régulier par les mécanismes administratifs et judiciaires de contrôle.

Stéphanie JACOB

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