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Economie

Capital immatériel
Décodage d’un concept complexe

Par L'Economiste | Edition N°:4331 Le 04/08/2014 | Partager
Prise en compte des éléments intangibles pour mieux évaluer la richesse du pays
Celle-ci est un stock cumulé et ne peut se limiter aux flux du PIB
Il est calculé par la Banque mondiale par la soustraction du capital productif de la richesse globale

Le classement de la Banque mondiale relatif à la richesse immatérielle prend en considération des éléments liés au capital humain, y compris l’innovation. A cela s’ajoutent la cohésion sociale, la stabilité ainsi que le patrimoine historique et culturel, qui donnent une notoriété au pays

Changer de méthode d’évaluation des stratégies de développement. C’est l’un des messages forts du dernier discours royal, qui a mis l’accent sur l’importance de prendre en considération la dimension immatérielle de la richesse du pays. En empruntant cette voie, le Maroc s’est positionné, encore une fois, comme «précurseur dans ce domaine par rapport à plusieurs pays émergents ou en développement», a souligné Mohamed Tawfik Mouline, directeur général de l’Institut royal des études stratégiques (IRES), organisme dont la mission est de renforcer les capacités d’analyse, d’adaptation et d’anticipation du pays, conformément au discours du Trône de 2003.
Comme nous l’avons souligné sur nos colonnes dans l’édition du vendredi 1er août, le Conseil économique, social et environnemental, ainsi que Bank Al-Maghrib, ont été appelés à fournir un effort de simplification de ce concept complexe, dans le cadre de l’étude commandée par le Souverain. D’autres spécialistes se sont également penchés sur «le décodage de cette complexité». Ainsi, un pays peut être comparé à une entreprise, au niveau microéconomique. Dans ce cas, le bilan d’une entreprise ne reflète pas sa véritable valeur, qui englobe également certains éléments intangibles comme les brevets inscrits en son nom, sa notoriété, sa bonne gouvernance… C’est ce qui fait que «la richesse globale de l’entreprise ne se limite pas à sa valeur comptable, même réévaluée», a expliqué Mouline. Au niveau macroéconomique, à l’échelle des Etats, les indicateurs utilisés dans les classements des différentes organisations internationales sont généralement basés sur le PIB. Or, «cet élément reste réducteur dans la mesure où il ne prend pas en considération certains facteurs cumulés. Car, la richesse est un stock et non pas un flux», est-il indiqué. Les efforts de certaines organisations comme l’ONU ou l’OCDE, qui ont introduit de nouveaux indices composites ou une panoplie d’indicateurs, intégrant certains facteurs comme le bien-être ou le développement humain, n’ont pas encore répondu à l’objectif d’évaluer le patrimoine global des pays. Néanmoins, il faut souligner que la Banque mondiale a produit deux rapports sur la richesse des nations pour les années 2000 et 2005. Cette évaluation intègre des éléments mesurables et d’autres intangibles. La richesse globale est définie comme étant la somme actualisée des consommations futures d’une génération (25 ans). Pour les éléments mesurables, il s’agit d’estimer la valeur du capital productif, composé de «tout ce dont dispose une nation en termes d’infrastructures, d’usines, de terrains urbains…». Le capital naturel, lui, est constitué de ressources énergétiques, minières, terres cultivables, zones protégées… Le patrimoine immatériel est obtenu en déduisant de la richesse globale le capital productif et celui naturel et en y ajoutant les avoirs financiers nets. Ce patrimoine abstrait est la somme à la fois du capital humain, y compris l’innovation et la recherche-développement, social qui intègre la confiance interpersonnelle, les normes sociales, la stabilité du pays, et institutionnel qui englobe la qualité des institutions et la bonne gouvernance. Autre facteur pris en compte, le patrimoine historique, artistique, culturel qui donne une notoriété et une visibilité au pays. Ce sont ces éléments qui sont pris en compte dans le classement élaboré par la Banque mondiale. Celui-ci définit trois catégories de pays. D’abord, ceux dont le capital immatériel représente moins de 60% de la richesse, considérés comme des Etats à revenus faibles. Le calcul est fait sur la base de la richesse globale moins les capitaux productif et naturel, plus les avoirs extérieurs nets. Pour la deuxième catégorie, à revenus intermédiaires, leur capital immatériel est situé entre 60 et 80%. Vient ensuite les pays à revenus élevés, généralement des puissances développées, dont le capital immatériel constitue plus de 80% de la richesse globale.

Une richesse proche du niveau des pays développés

Le Maroc semble faire de bon progrès dans le classement de la Banque mondiale relatif à la part du capital immatériel dans le patrimoine global. Plusieurs experts ont souligné que ces éléments intangibles constituent une véritable richesse sous-estimée au Maroc. Selon les statistiques de la Banque mondiale, le capital immatériel du Maroc est passe de 73% de la richesse globale en 2000 à 76% en 2013. «Ce qui veut dire que nous sommes proches du niveau des pays développés, à revenus élevés», a estimé Mohamed Tawfik Mouline. Mieux, cette progression de la richesse immatérielle ne s’est pas faite au détriment du capital productif, qui a également connu une hausse grâce aux réalisations liées aux taux élevés d’investissements publics, a-t-il ajouté.

Mohamed Ali MRABI

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