×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Comment renforcer la démocratie participative

    Par L'Economiste | Edition N°:4303 Le 23/06/2014 | Partager
    Un code de bonnes pratiques sur la société civile
    Les engagements des ONG et des pouvoirs publics

    Pour Jean-Marie Heydt, président de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales du Conseil de l’Europe, «les ONG doivent traduire la diversité des points de vue des citoyens et éviter de se transformer en mini-partis politiques»

    Voilà une initiative qui vient à point nommé. La présentation du Code de bonnes pratiques pour la participation civile au processus décisionnel par Jean-Marie Heydt, président de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales du Conseil de l’Europe, jeudi dernier, à Rabat, pourrait être utile au Maroc, qui se penche actuellement sur l’élaboration de la nouvelle législation sur la société civile. D’autant plus que la Constitution de 2011 a reconnu le positionnement fort de la société civile comme acteur incontournable de tout changement. Elle a aussi consacré le concept de démocratie participative. Surtout qu’il est «important aujourd’hui de donner sens aux apports de la loi fondamentale notamment en matière d’implication des citoyens dans le processus de construction des actions publiques», fait-on savoir.
    D’emblée, Jean-Marie Heydt a tenu à définir la nature de ce code, «qui n’est ni un texte législatif ni un catalogue de bonnes pratiques». Il s’agit, selon lui, d’«un document basé sur le principe d’indépendance et dédié à faciliter les relations de coordination et d’interaction entre les ONG et les autorités publiques». Ce texte définit les responsabilités du tissu associatif mais également des autorités publiques. Car, «si le code avait été limité aux ONG, il n’aurait que peu de portée», a-t-il souligné. Surtout que ce texte apporte les bases d’une représentativité élargie au sein de la société civile. Pour Heydt, les ONG «doivent traduire la diversité des points de vue des citoyens, et éviter de se transformer en mini-partis politiques». L’idée est que ces associations «ne doivent pas emprunter une démarche politique».
    Globalement, l’objectif de ce texte est de favoriser l’émergence «d’une société ouverte et démocratique, reposant sur l’interaction franche et loyale entre les acteurs et les secteurs». Cela devra passer par le renforcement du partage des responsabilités, lors de toutes les étapes du processus décisionnel. Néanmoins, cette coopération ne doit pas se traduire par une perte de l’indépendance des ONG. Celles-ci doivent conserver leur droit de faire connaître leur opinion et d’agir en conséquence. Cela est notamment le cas lors de la consultation pour l’élaboration des politiques publiques. Toutefois, «l’initiative et les thèmes ne doivent pas émaner des ONG, mais plutôt des pouvoirs publics», est-il indiqué. Ces derniers sont appelés à développer et à adopter des normes minimales de consultation. L’idée est de définir les règles de participation.


    H. B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc