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    Culture

    Marrakech du Rire: La recette Debbouze

    Par L'Economiste | Edition N°:4296 Le 12/06/2014 | Partager
    Du people et de la bonne humeur
    Et un grand coup de pouce aux jeunes talents
    En 4 ans, le festival s’est fait une place de choix sur la scène artistique internationale

    Entre la première édition de 2011 et celle de 2013, le festival a réussi à passer de 3 spectacles à 8, de 20 artistes à 35. Le nombre de festivaliers est passé de 6.000 à 50.000 et les téléspectateurs de 20 millions à près de 70 millions.

    DU people et de la bonne humeur et un grand pouce aux futurs talents. Ce sont là les ingrédients du festival du rire de Marrakech qui fait des émules dans la cité ocre et qui accueille chaque année 50.000 spectateurs. L’idée a germé en 2011. DebJam, la société dirigée par les frères Debbouze -Jamel et Karim- décide de créer un festival d’humour à Marrakech au lendemain des attentats de l’Argana. Jamel réussit à embarquer dans son aventure la chaîne française M6 et c’est ainsi que le premier coup d’envoi est donné pour ce festival qui accueillera pour sa première édition la crème des humoristes français comme Florence Foresti, Patrick Timsit mais aussi Gad el Maleh, Abdelkader Secteur… Depuis ce premier coup d’essai, le festival a pris son envol. On se bouscule au portillon pour venir y jouer, et tant mieux, se réjouit Jamel Debbouze. Mais ce qui est encore plus formidable, c’est le nombre de spectateurs en hausse pour ce festival: on se bouscule pour assister aux shows qui se déroulent à guichets fermés. «Nous avons atteint nos objectifs auprès du public.
    Les places se sont vendues en 48 heures et nous avons de plus en plus d’audience à la télévision», indique Jamel. Aujourd’hui, c’est une grosse machine qui investit Marrakech pour une dizaine de jours mobilisant 400 personnes: une centaine d’artistes et autant de bénévoles et 200 techniciens. En 2013, DebJam avait investi 3 millions d’euros pour organiser la 3e édition.
    Une partie de ce budget va au montage de la scène au palais Badii, aux restaurants où se tiennent les soirées officielles (les aftershows), aux services de sécurité privée sollicités dans le cadre de l’organisation. L’impact est aussi sonnant et trébuchant pour les hôtels puisque le festival génère quelque 2.500 nuitées et un millier de trajets en avion sans parler des nuitées réalisées par les spectateurs marocains qui se déplacent pour l’occasion. Pour Marrakech, c’est un double gain. Outre une animation offerte aux touristes en cette période creuse, c’est une excellente occasion pour faire la promotion de la destination.
    A un moment où les destinations touristiques mènent une course acharnée pour un positionnement de distinction, la puissance médiatique que fédère un tel événement à Marrakech est importante. En chiffres, le festival retransmis par M6, 2M et TV5 totalise 70 millions de téléspectateurs. L’autre effet certain du festival du rire est la découverte des talents locaux et internationaux.
    Marrakech a été une étape importante pour Malik Bentalha, considéré aujourd’hui comme la relève de la scène humoristique en France. Plus localement et en plus de cette ambiance festive, le Marrakech du Rire affiche également l’ambition de contribuer à l’éclosion de la scène humoristique marocaine. C’est ainsi que plusieurs mois auparavant, le festival organise ses Master class animées par le metteur en scène et compositeur Oscar Sisto, à la quête de jeunes talents marocains francophones. C’est la troisième fois que ces formations accompagnent le festival. Les premières avaient permis de révéler aux publics Elmehdi et Ayoub qui, après leur passage par les ateliers de l’année dernière, ont créé leur premier one man show. La formation a profité aussi à de jeunes humoristes femmes comme Keltoum qui a enchaîné les rôles pour la télévision et le cinéma ou encore Khadija qui a multiplié les expériences de théâtre vivant. Un autre humoriste a pu être révélé grâce au festival du rire.
    Le jeune Youssef Ksiyer avait réussi à intéresser Jamel Comedy Club lors des scènes ouvertes organisées à Marrakech. Une année plus tard, il joue en 2012 avec la troupe officielle, en tant que guest, à Paris et à l’ouverture du festival Marrakech du Rire. Cette année, il revient avec son spectacle, «bio dégradable» à Dar Taqafa.

    Badra BERRISSOULE

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