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Guelmim: Des mesures pour endiguer le stress hydrique

Par L'Economiste | Edition N°:4292 Le 06/06/2014 | Partager
Généralisation de la micro-irrigation et contrats de nappe, les projets
4,29 milliards de DH pour ce chantier dans le Grand Sud

CROISSANCE démographique, extension des terres cultivées et succession des années de sécheresse, les ressources en eau de la région de Guelmim-Es Smara enregistrent ces dernières années une forte pression face à des besoins de plus en plus importants en la matière. Les eaux souterraines de la localité, source principale d’eau potable dans la région, sont cependant très limitées en raison de faibles précipitations ne dépassant pas une moyenne annuelle de 80 mm. Pas assez pour recharger véritablement la nappe phréatique et renforcer les eaux de surface. Selon des données de l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa-Drâa, les ressources hydriques renouvelables de surface et souterraines atteignent, dans la région de Guelmim, 210 millions m3, tandis que les besoins en eau potable et en eaux à des fins agricoles et industrielles dépassent les 250 millions m3. A l’horizon 2015, les besoins en eau potable s’élèveront à 9,16 millions m3 pour atteindre 25 millions m3 à l’horizon 2030, alors que les besoins en matière d’irrigation baisseront de 292 millions m3 à 192 millions m3.

Les ressources hydriques renouvelables de surface

et souterraines atteignent dans la région de Guelmim,

210 millions m3, tandis que les besoins en eau potable

et en eaux à des fins agricoles et industrielles dépassent les 250 millions m3

En attendant, la pression sur les ressources en eau s’est traduite l’an dernier à Guelmim par des difficultés d’approvisionnement en eau potable. Une situation due principalement à la canicule et à la sécheresse.
Dans cet environnement plutôt aride, le besoin en eau devient plus grand et la pression peut atteindre la pointe de 160 litres par seconde. Ce qui fait que la distribution devient par période limitée selon un système de rotation par quartier sans discrimination aucune, est-il indiqué. Pour redresser la situation à l’avenir, l’Onep a investi plus de 5 millions de DH pour la réalisation d’un nouveau château d’eau qui devrait être opérationnel cette année. De son côté, l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa Drâa, pour rétablir un équilibre entre l’offre et la demande, articule sa stratégie sur l’instauration d’une bonne gouvernance des ressources en eau.
En ce qui concerne la gestion de la demande, il est question de rationaliser l’utilisation de l’eau avec la généralisation du système de micro-irrigation. Au niveau de la gouvernance il s’agit de préparer des contrats de nappe en matière des eaux souterraines et de renforcement de la surveillance des opérations de forage des puits et d’approvisionnement en eau. Le tout dans une démarche participative pour l’aménagement intégré des ressources en eau des bassins de Drâa et Guelmim. Le budget prévisionnel pour la mise en œuvre de ces axes au niveau des provinces de Guelmim, Tan Tan, Assa Zag et Tata, à l’horizon 2020, est de l’ordre de 4,29 milliards de DH, est-il indiqué.


Malika ALAMI 

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