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    Economie

    Tourisme
    L’ONMT renforce sa stratégie sur le marché russe

    Par L'Economiste | Edition N°:4290 Le 04/06/2014 | Partager
    • Plus de 60 millions de DH par an pour renforcer la desserte aérienne
    Mise en place d’un tour-opérateur marocain à Moscou

    Pour mieux se positionner sur le marché russe, il est urgent de mettre en oeuvre une taille critique en matière de capacité litière à l’instar de nos concurrents, souligne Abderrafie Zouiten

    LES Russes sont très friands des destinations balnéaires. Plus de 50% sont à la recherche de ce produit et 20% préfèrent le culturel sur les 35 millions de Russes qui voyagent à l’étranger, générant une recette de 43 milliards de dollars. De ce potentiel le Maroc ne draine que 47.000 visiteurs contre 3,4 millions en Turquie, 2,3 millions en Egypte, 1,3 million en Espagne et 250.000 en Tunisie. Pour Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT (Office national marocain du tourisme), il est important aujourd’hui d’opérer une vraie rupture avec les approches menées jusqu’à présent sur ce marché pour aller de l’avant. L’aérien étant le premier point critique de la stratégie marocaine sur ce marché, il est question de renforcer l’offre en la matière.

    Et ce, en dégageant un budget de 60 millions de DH par an pour la programmation d’une nouvelle offre aérienne notamment des compagnies russes, indique le DG de l’ONMT. Le développement de l’aérien entre le Maroc et la Russie se traduira notamment par un renforcement de l’offre au départ de Moscou et de St-Petersbourg. Ces villes enregistrant respectivement entre 20 à 40% et 10 à 15% de la demande touristique russe. La nouvelle stratégie de l’établissement sur la Russie s’appuie aussi sur un renforcement de la distribution de l’offre touristique marocaine à travers des contrats de partenariat avec les tour-opérateurs et les agences de voyages locaux, qui représentent plus de 90% de la demande russe. Pour mieux se positionner sur le marché, l’Office prévoit d’installer un tour-opérateur marocain à Moscou, sachant que les trois premiers tour-opérateurs en Russie sont Turcs. Pour Abderrafie Zouiten, le développement de ce marché passe aussi par un renforcement de la capacité hôtelière balnéaire de la destination Maroc. Pour l’heure, face à nos concurrents, l’offre Maroc ne compte que 31.000 lits dont 3.000 lits à Saïdia et 28.000 lits à Agadir qui draine plus de 50% des visiteurs russes au Maroc. Face aux 400.000 lits dont dispose Antalya et 130.000 lits à Sharm El Cheikh, la destination Maroc fait évidemment pâle figure. «Il est donc urgent de mettre en oeuvre une taille critique en matière d’hébergement à l’instar de nos concurrents», souligne-t-il. En attendant la réalisation des nouveaux investissements et la future station de Taghazout, reste à trouver une solution pour la mise à niveau de plus de 5.000 lits à Agadir. Une urgence, en l’occurrence: la station est la principale façade balnéaire du Maroc et la première destination du marché russe dans le Royaume.


    Malika ALAM

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