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    Europe

    IDE: La France boudée par les émergents

    Par L'Economiste | Edition N°:4285 Le 28/05/2014 | Partager
    Elle reste sur la 3e marche du podium européen
    Fiscalité, coût du travail… points noirs

    Source: European Investment Monitor, EY, 2014.

    En 2013, les investisseurs étrangers ont annoncé 3.955 implantations dans 42 pays européens. Ce qui a conduit à la création de plus de 165.000 emplois, en légère diminution par rapport à 2012 (-2%), indique le cabinet de conseil EY (anciennement Ernst & Young) dans son nouveau Baromètre de l'attractivité dédié à la France.
    Pour la 3e année consécutive, l’Hexagone reste sur la 3e marche du podium européen en nombre de projets, derrière le Royaume-Uni (799) et l’Allemagne (701 implantations). La France demeure la 1re destination européenne pour les implantations industrielles avec 166 projets (contre 127 en 2012), mais elle est largement devancée par 7 pays européens pour la création d’emplois. Par ailleurs, 61% des investisseurs déclarent vouloir y maintenir des activités de production sur la prochaine décennie, contre 89% au niveau européen.
    L’optimisme est de rigueur. 34% des investisseurs estiment que l’attractivité de la France va s’améliorer dans les cinq prochaines années, proportion cependant inférieure au niveau britannique (54%) ou allemand (49%). Cependant, les investisseurs restent critiques sur le niveau élevé de la fiscalité (l’enquête de EY a été réalisée avant l’annonce du pacte de responsabilité), le coût du travail (34%) et l’environnement juridique des affaires (32%). 40% des dirigeants pensent que la capacité d’innovation de la France est l’un de ses principaux atouts (30% en 2013).
    Les émergents boudent ! Si les entreprises américaines portent encore un quart des projets et plus de la moitié viennent des entreprises européennes, la performance reste décevante en ce qui concerne les investissements en provenance des BRIC (19 projets contre 107 en Allemagne et 87 au Royaume-Uni).
    En réaction au baromètre, le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a estimé qu’il illustrait «le travail mené par le gouvernement depuis deux ans pour gagner en compétitivité et susciter des créations d'emplois». Il a également assuré dans un entretien à Metronews que: «la bataille de l'attractivité se joue avec les pays émergents et que la France s'y adaptait ». 
    F. Z. T.

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