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    Economie

    L’Afrique suscite toujours des convoitises

    Par L'Economiste | Edition N°:4285 Le 28/05/2014 | Partager
    Les nouvelles élites portent une réelle ambition pour le continent, selon Mezouar
    Les Etats subsahariens ont compris la nécessité de se prendre en charge
    Un appui marocain basé sur une logique win-win

    RABAT a célébré, hier, la journée de l’Afrique, qui coïncide avec le 51e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine. En dépit du retrait du Maroc de cette organisation, devenue entre temps Union africaine, il a préservé son ancrage dans le continent noir, à travers le développement de relations bilatérales avec plusieurs pays subsahariens. C’est ce qu’ont rappelé les différents intervenants lors d’une conférence, organisée à cette occasion par la Fondation diplomatique, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères. Cette «dimension historique des relations maroco-africaines constitue le socle de la stratégie de Rabat dans le renforcement des relations avec les pays du continent», a souligné Abdelati Habek, président de la Fondation diplomatique. Car «l’avenir des deux partenaires est intimement lié», a-t-il ajouté.
    Les différents intervenants lors de cette journée africaine ont été unanimes concernant «la nouvelle renaissance de l’Afrique, qui doit passer par le renforcement de la lutte contre la pauvreté, l’exclusion, les maladies et les pandémies». Mais cette «renaissance doit être rationnelle et organisée», a estimé Habek. Ceci est d’autant plus important que le continent noir est appelé à jouer un rôle plus important sur l’échiquier international. Car «l’Afrique compte désormais dans le nouvel ordre mondial, notamment du fait qu’il s’agit d’un continent émergent qui assure une croissance soutenue depuis quelques années», a affirmé Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères. D’autant plus que l’Afrique connaît «la montée en puissance de nouvelles élites politiques et économiques, avec une réelle ambition pour le continent», a-t-il noté. Pour lui, l’idée est de «tourner la page de l’afro-pessimisme qui a longtemps pesé».
    La marche africaine vers le développement passe aussi par la démocratisation de ses institutions, initiée il y a quelques années. D’où une prise de conscience de la nécessité de devenir maître de son destin. «Les Etats du continent ont compris qu’ils doivent compter sur eux-mêmes. Personne ne va mener les chantiers de développement à leur place», a estimé Mezouar. Un constat qui renvoie au discours historique du Souverain, prononcé à Abidjan, lors de la dernière tournée royale.
    Il faut dire aussi que l’Afrique reste «un continent convoité, à cause de son énorme potentiel».
    En effet, plus de 65% des terres arables sont situées en Afrique, et dans 30 ans, le continent deviendra la première force de travail. D’où «la nécessité d’une approche rénovée de partenariat intra-africain, et avec le reste du monde», selon le ministre des Affaires étrangères.
    Sur ce point, le doyen des ambassadeurs africains au Maroc, le représentant du Nigeria, Abdallah Wali, a mis l’accent sur l’importance du plan d’action mis en place par l’Union africaine, en vue de favoriser une plus grande intégration du continent durant les 50 prochaines années. L’échéance de ce programme coïncidera avec le centenaire de l’Unité africaine, initiée en 1963, a-t-il ajouté. C’est dans ce cadre que les pays du continent comptent sur l’apport du Maroc. Celui-ci a opté pour «une approche win-win. Car l’Afrique n’a pas besoin de donneurs de leçons ni de paternalisme, mais plutôt de rapports assainis avec ses partenaires», a estimé Mezouar. Celui-ci n’a pas hésité à déplorer la persistance de la logique de destruction chez certains Etats. Or, «cela représente un grand danger, et il est nécessaire qu’il y ait une prise de conscience pour œuvrer dans le même sens», a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

    Défis

    LES différents intervenants lors de la journée africaine ont mis l’accent sur les challenges que doit relever l’Afrique pour assurer son développement. En tête, le défi sécuritaire, qui reste «lié à la jeunesse de la création des institutions, et des différentes mutations politiques qu’ont connues les Etats subsahariens», a expliqué Salaheddine Mezouar. Le ministre a aussi mis l’accent sur les attentes des jeunes, qui deviennent de plus en plus exigeants. D’où «l’importance de renforcer la création d’emplois pour libérer les énergies et sauvegarder la dignité des citoyens africains», a-t-il ajouté. Cela devra passer par une plus grande dynamique de développement économique, qui peut être basée sur une meilleure valorisation des produits agricoles.

    Mohamed Ali MRABI

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