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    Analyse

    Comment l’éléctronucléaire peut révolutionner les prix

    Par L'Economiste | Edition N°:4285 Le 28/05/2014 | Partager

    Pour Tarik Choho, DG adjoint, chargé du commercial, Areva France, pour réussir un programme nucléaire, il ne suffit pas de construire des centrales, mais il faut également préparer les compétences humaines.

    En dépit de l’accident de Fukushima au Japon en 2011, on enregistre une reprise des programmes nucléaires à travers le monde. Tarik Choho, d’origine marocaine et actuellement DG adjoint, chargé du commercial chez Areva, revient dans l’entretien suivant sur les perspectives de développement du nucléaire dans le monde. Il explique aussi l’efficacité du couplement du nucléaire avec les énergies renouvelables et la disposition du groupe Areva à accompagner le Maroc dans sa stratégie énergétique.

    - L’Economiste: Comment se comporte actuellement le secteur du nucléaire à l’international?
    - Tarik Choho, DG adjoint, chargé du commercial, Areva France:
    Pour le nucléaire, on constate la construction de réacteurs partout dans le monde avec plus de soixante dix unités en cours avec un délai de réalisation entre 5 et 10 ans. Le grand lot se trouve en Asie avec la Chine en tête, suivie d’autres pays comme l’Inde et la Corée du Sud.

    - Le carnet de commandes de votre groupe doit être garni;
    - Notre groupe a signé plusieurs accords comme cela est le cas avec la Grande-Bretagne pour la réalisation de deux réacteurs EPR de 1.600 MW chacun.
    Ce projet est maintenant examiné par la Commission européenne, et nous espèrons une décision favorable pour entamer le projet prochainement. Un autre accord a été signé avec la Turquie pour la construction de 4 réacteurs ATMEA de 1.100 MW chacun. Ce projet sera réalisé avec notre partenaire japonais MHI. Et nous menons actuellement l’achèvement des travaux de construction d’un réacteur en Finlande, un en France et deux autres en Chine.

    - Quelles sont vos perspectives d’avenir?
    - Pour le futur, on travaille avec l’Arabie Saoudite. Ce pays, grand producteur de pétrole, envisage de développer l’industrie nucléaire pour pouvoir sauvegarder ses ressources le plus longtemps possible avec une préférence pour l’export. Car, aujourd’hui, presque un tiers de la production nationale est destiné au dessalement de l’eau et à l’air conditionné. Le développement des programmes nucléaires est l’ambition également d’autres pays comme les Emirats arabes unis, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et même des pays voisins du Maroc, comme l’Algérie.

    - Quels sont vos concurrents sur le marché?
    - Globalement, on peut dire que le marché est partagé entre la France, les USA et la Russie. Sans oublier les fournisseurs japonais qui se préparent à revenir sur le marché après l’accident de Fukushima.
    Nous réalisons près de 80% de notre chiffre d’affaires avec les réacteurs existants via notamment la vente du combustible et les prestations de maintenance et d’amélioration de la performance et de la sûreté des réacteurs.

    - Dans quelles activités sont exploités ces réacteurs?
    - Très souvent, les réacteurs nucléaires sont utilisés pour la production de l’électricité. Dans les pays comme les Emirats ou l’Arabie Saoudite ils serviront également au dessalement d’eau. Ces utilisations peuvent concerner le Maroc qui s’est lancé dans une stratégie réussie en matière des énergies renouvelables. Ces dernières sont intermittentes, ce qui rend intéressant de les coupler au nucléaire qui peut être utilisé alternativement dans la production de l’électricité ou le dessalement de l’eau. Notre groupe est disposé à accompagner le Maroc dans sa stratégie des énergies renouvelables et éventuellement sur le chantier du nucléaire.

    - Quel est l’état des lieux du marché de l’uranium?
    -Les réserves mondiales en uranium arrivent à répondre en quantités suffisantes aux besoins des réacteurs. On constate une légère baisse de la demande suite à l’accident survenu au Japon en 2011 entraînant l’arrêt de 54 réacteurs de ce pays. Il y a aussi un arrêt des réacteurs allemands prévu en 2022. Pour le Maroc, ce qui peut être intéressant c’est d’extraire l’uranium du phosphate pour qu’il soit exploité éventuellement par les futurs réacteurs marocains. Sans oublier les gains à réaliser au niveau de l’exportation de cette matière. Selon les estimations, l’uranium qu’on peut extraire du phosphate marocain pourra alimenter 10 à 20 réacteurs nucléaires. Je pense que l’OCP travaille déja sur ce projet. 

    Fiche technique

    Areva est présente notamment dans le nucléaire et les renouvelables avec près de 45.000 personnes dont 6.000 ingénieurs et plus de mille experts. Près du tiers des employés sont en France, alors que le reste est déployé à travers le monde avec une forte présence aux USA et en Allemagne. «Pour le nucléaire, outre la conception et la construction des réacteurs, nous fournissons notamment l’uranium, le combustible durant toute la vie du réacteur ainsi que toutes les prestations de maintenance et d’assistance technique nécessaires à la bonne performance économique des réacteurs nucléaires de nos clients», précise Choho.

    Noureddine EL AISSI

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