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    Politique Internationale

    Elections européennes
    Statu quo attendu pour le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:4283 Le 26/05/2014 | Partager
    Le mandat de l’actuelle Commission court jusqu’au 31 octobre 2014

    LA boucle est bouclée pour les élections européennes. Les résultats devaient être connus dimanche dernier après la fermeture des bureaux de vote en Italie, prévue vers 21 heures GMT. Au total, 400 millions de citoyens européens étaient invités à élire 751 eurodéputés. Un scrutin que les observateurs ont placé sous des enjeux nationaux menacés par l’abstention, la montée des eurosceptiques et des incertitudes sur la prochaine Commission. C’est de ce vote en effet que découlera la désignation du futur président de l’organe exécutif qu’est la Commission européenne. Et c’est aussi tout l’enjeu pour le Maroc dans la mesure où ses relations se trouvent quelque peu tendues, suite au changement du système du prix d’entrée des fruits et légumes qui sera déployé dès le 1er octobre prochain. Ceci, alors que le mandat de l’actuelle équipe n’arrivera à expiration que le 31 de ce même mois. (Voir encadré). A cette date, quelle que soit la couleur du nouveau président, les dès  pour le Maroc sont déjà jetés et rien ne va plus.       
    Les derniers sondages prévoient un nouveau record d’abstention, qui pourrait frôler, voire dépasser les 60%. C’est l’hypothèse la plus probable. Car même si les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) vont perdre des sièges (entre 40 à 65?), ils devraient, sauf grande surprise, rester le principal groupe du Parlement. C’est donc logiquement autour d’eux que devra s’organiser la coalition. C’est à l’image du scrutin dans les régimes parlementaires: le vainqueur est le premier parti, même s’il est loin de la majorité absolue. C’est à lui que revient  de bâtir sa coalition. La question pour le PPE reste, toutefois, de savoir quelle avance il aura sur le Parti socialiste européen (PSE) en termes de sièges? Sa victoire sera évidemment d’autant plus incontestable que son avance sera grande. Le PPE a un atout : il pourra lancer une vaste opération de séduction et s’ouvrir, au lendemain des élections, à des députés indépendants ou de partis périphériques.
    Toute la bataille se jouera pour la présidence de la Commission dont la constitution se fera en juin si une majorité se dégage. «Et ce sont les trois groupes centraux du Parlement qui ne  devraient peser que 60% des sièges», estiment de nombreux observateurs. La seule majorité possible sera donc une grande coalition entre la droite et la gauche modérée avec ou sans l’appoint des centristes.    
    Mais ce qui inquiète est la poussée attendue des anti-Européens ou encore la percée de l’extrême droite en France, en Grèce et aux Pays-Bas.

    Un président et 27 commissaires

    C’EST le Conseil européen qui désigne un candidat à la présidence de la Commission. Celui-ci doit être approuvé par la majorité des membres du Parlement européen. Si les députés européens rejettent le candidat, le Conseil dispose d’un mois pour en proposer un autre. Le président choisit les commissaires (et définit leurs domaines de compétences) parmi les candidats présentés par les États membres. La liste des commissaires (28 représentant les pays membres) est soumise à l’approbation du Conseil des ministres, puis du Parlement. Si le Parlement approuve la liste, la nouvelle Commission est officiellement nommée par le Conseil. Le mandat de l’actuelle Commission, dont le président est le Portugais José Manuel Barroso, prendra fin le 31 octobre 2014.

    A. G.

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