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    Culture

    Une «New Africa» à La Villa

    Par L'Economiste | Edition N°:4283 Le 26/05/2014 | Partager
    Kulte Gallery expose une série d’artistes africains contemporains
    Histoire, patrimoine, mémoire… immortalisés

    Le vernissage de l’exposition «New Africa» a eu lieu jeudi 22 mai à La Villa, attirant foule de galeristes, artistes et amateurs d’art.

    RENDEZ-VOUS en terre africaine à La Villa de Casablanca ! La galerie, sise rue des Tilleuls, expose «New Africa», le regard d’une nouvelle génération de photographes à l’initiative de Kulte Gallery & Editions et ce, jusqu’au 28 juin. Reportages, mises en scène, visions d’archives… nous donnent à voir du Maroc à l’Angola, en passant par la Côte d’Ivoire, le Sénégal et autres pays africains, une traversée du continent. 11 artistes dont 3 Marocains exposent ainsi corps et visages, paysages, rues et bâtisses délabrées et scènes de vie, proposant ainsi une esthétisation de la réalité contemporaine. Des thématiques très variées ressortent de cette «New Africa», tombée à point nommé en cette période de Biennale dakaroise (qui prend fin le 8 juin). Un voyage au cœur de l’Histoire, du rapport au temps et à la solitude, du patrimoine culturel, des traditions et de la mémoire à mesure que l’on traverse les murs et écrans de la galerie.  Parmi les artistes exposés, certains ont attiré l’attention… L’on pense notamment aux 5 clichés du photographe ivoirien François-Xavier Gbré de sa série «Imprimerie nationale, Porto Novo». Une vieille voiture abandonnée dans un garage de fortune, un salon vide plongé dans l’obscurité, une écrasante lumière sur une salle d’attente dont on devine la splendeur et le faste passés ou encore une machine à écrire oubliée de tous, croulant sous les tissus déchirés et les débris de pierre… Voilà tout ce qu’il reste de cette «Imprimerie nationale». «En faisant cette série, j’ai choisi de mener une réflexion sur la préservation du patrimoine. Faut-il abandonner une telle bâtisse sous prétexte qu’elle a été instaurée du temps des colons? Protège-t-on assez nos institutions? Qu’en est-il de notre patrimoine culturel aujourd’hui?» explique Gbré.
    La vidéo se fraie également une petite place au milieu de la foule de photographies. La plasticienne franco-algérienne Zineb Sedira propose la projection de son film «Middle Sea» qui tourne en boucle dans une petite salle obscure. Une vidéo de 16 minutes où l’on ne voit rien sinon la mer, un homme la traversant sur un ferry, une contemplation du bleu des vagues… Le film court de Sedira semble proposer un questionnement sur la mobilité de l’homme et sa réflexion au sujet de cette mobilité. La mer comme espace de transit, est-elle perçue comme menace ou compagnon. Nous fait-elle ressentir le temps qui file de plus en plus vite ou nous rapproche-t-elle de notre temps intérieur ? Une vidéo devant laquelle l’on peut se laisser aller à tous nos fantasmes, ou nos craintes!
    Le Liban est également représenté dans cette nouvelle vision africaine… La photographe Tanya Traboulsi expose sa série «Seules». L’on y voit une femme, l’artiste elle-même, à cinq instants dans la journée: dans une galerie, au coucher, au repas… Celle-ci s’est inventée un double qui lui fait face. Une façon de vanter le mérite de la solitude et de la conversation avec soi? Un monde où l’introspection, la sérénité et la solitude sont reines face au réel qui perd toute notion d’individualité? La question est posée.

    Sanaa EDDAÏF

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