×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    OPA Etisalat-IAM: Un refus qui change quoi?

    Par L'Economiste | Edition N°:4283 Le 26/05/2014 | Partager
    La non-recevabilité sur instruction des Finances
    Les dessous de cette décision nourrissent les spéculations

    Etisalat a droit, en principe, à un délai de 10 jours ouvrables pour relancer ou renoncer à l'OPA.

    L’offre publique d’achat (OPA) entre Etisalat et IAM n’a finalement pas abouti. Suite à des instructions du ministère des Finances, le CDVM a rejeté le projet d’OPA initié par le groupe émirati Etisalat sur les titres Maroc Telecom (IAM). Lancée le 19 mai dernier, l’opération concernait les titres formant le flottant en Bourse, qui représente 16,7% du capital d'IAM. Le refus n’est pas explicité dans les faits, si ce n’est par un laconique communiqué où il est question de préserver «les intérêts économiques stratégiques nationaux». A première vue, la décision de Mohamed Boussaid, ministre des Finances, en surprend plus d’un. Ce qui ne met pas pour autant fin aux spéculations sur les dessous de cette décision. L’hypothèse de prix trop bas est écartée en l’absence de la note d’information qui n’a pas été transmise au CDVM. L’initiateur a droit à dix jours ouvrables pour relancer ou renoncer à l’OPA. D’autres pistes sont pour l’instant explorées par le marché. Comme celle d’un deal pré-négocié entre les deux opérateurs avec l’accord du gouvernement. L’Etat qui détient 30% du capital de Maroc Telecom ne pouvait céder les 16,7% restants à Etisalat. L’actionnaire public ne pouvait prendre le risque de perdre la motion de minorité de blocage. Pour la plupart des analystes, le refus vise à restreindre le contrôle. «Sans la minorité de blocage, l’opérateur émirati deviendrait le principal acteur du secteur des télécoms du pays», relèvent des professionnels. Des hypothèses qui semblent être confirmées par le texte de loi 26-03 relatif aux offres publiques. Celui-ci stipule: «toute convention qui a pour effet de créer une inégalité entre les porteurs de titres est nulle et rend l’offre publique non recevable». Le lancement de cette opération serait lourd de conséquences pour le marché, notamment en termes de liquidités. «L’OPA allait baisser, voire assécher le flottant en Bourse de la société et pénaliser ainsi la valeur sur le marché en général», déclare Nasser Seddiqi, directeur des émetteurs au sein du CDVM, au micro de nos confrères d’Atlatic radio. Il faut dire qu’IAM bénéficie d’une forte attractivité auprès des investisseurs, compte tenu de sa double cotation à Casablanca et à Paris et son statut de première capitalisation du marché. D’ailleurs, BMCE Capital Bourse et CFG recommandent de conserver le titre dans les portefeuilles. La valeur IAM présenterait un potentiel de hausse dépassant les 10%. Aussi, Maroc Telecom reste très actif sur les programmes de rachat d’actions. Ce qui profite également aux actionnaires.
    Au niveau de la Bourse, le titre IAM qui a été suspendu depuis le 20 mai dernier retrouvera le chemin de la cotation aujourd’hui lundi 26 mai. 
    A. Lo

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc