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    Régions

    Amendis: La mairie veut reprendre le contrôle

    Par L'Economiste | Edition N°:4280 Le 21/05/2014 | Partager

    LA mairie préfère garder pour elle Amendis. C’est le maire de Tanger, Fouad El Omari, qui l’annonçait vendredi dernier lors de la réunion du comité de suivi des services délégués.
    El Omari a annoncé qu’il était, non seulement contre cette cession mais qu’il comptait reprendre les parts de Veolia dans Amendis. Le sujet a même fait l’objet d’un important point à l’ordre du jour, lors de la dernière session du Conseil de la ville durant laquelle le maire devrait expliquer son projet la semaine prochaine.
    Le maire se base sur le contrat de gestion déléguée et sur son article 72 qui lui permettrait de reprendre le contrôle de la société en charge de la gestion déléguée des services d’eau, d’électricité et de l’assainissement de Tanger. El Omari s’est dit confiant, selon des sources proches de la mairie, dans la possibilité de réunir un tour de table de banques publiques et privées pour la reprise d’Amendis. Pour les adversaires politiques au sein du Conseil de la ville, cette «idée» a des relents de pré-campagne électorale. Outre les gains politiques qu’en récolterait El Omari et sa majorité, la reprise d’Amendis constituerait un retour en arrière vers l’époque des régies de distribution. Sur un autre terrain, le projet n’enchante pas trop car des questions restent en suspens, comme le financement ou la gestion. Il faut rappeler que le sujet d’Amendis est l’un des plus mobilisateurs aujourd’hui au niveau de la scène politique locale. Pour bon nombre d’habitants de la ville, Amendis et le montant de la facture servie en fin de mois reste l’une des préoccupations majeures.
    La carte Amendis avait déjà été jouée dans le passé par le prédécesseur d’El Omari, Abdelmoula. Ce dernier avait pris publiquement des positions contre la société filiale de Veolia et l’avait même menacé de représailles et d’amendes. Peu de temps après sa démission et l’arrivée d’El Omari, la colère de la rue à travers les marches du mouvement du 20 février avaient pris pour cible, entre autres, les acteurs des services publics, dont en tête la distribution d’eau et d’électricité avec Amendis.

     

    De notre correspondant, Ali ABJIOU

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