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    Economie

    Incendies de forêts
    Le plan d’action 2014 de Lhafi

    Par L'Economiste | Edition N°:4280 Le 21/05/2014 | Partager
    180 millions de DH mobilisés pour lutter contre les feux de forêts
    Renforcement du parc aérien avec l’achat d’un nouvel avion canadair
    411 incendies déclarés en 2013

    Le feu qui avait ravagé en août 2013 la forêt d’Amskroud dans la région d’Agadir avait détruit 1.200 hectares, soit près de 55% de la superficie globale touchée

    Déclencher les procédés de surveillance, d’alerte et d’intervention à leurs niveaux supérieurs. C’est le pari pris par le département de Abdeladim Lhafi pour lutter contre les incendies de forêts. Le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, qui reste  sur le pied de guerre pour protéger l’espace forestier, a concocté un nouveau plan d’action mobilisant une enveloppe de 180 millions de DH. Les actions de prévention, notamment les campagnes de sensibilisation et l’aménagement des points d’eau, en absorbent l’essentiel.
    Dans le détail, le département de Lhafi compte achever les opérations de débroussaillement des tranchées pare-feu et des abords des voies de circulations (pistes et routes notamment). Il est également prévu d’optimiser le recours au système de gestion préventive des  risques d’incendies. En effet, «la tutelle dispose déjà d’un système informatisé permettant d’évaluer les menaces deux fois par jour», a fait savoir Abdeladim Lhafi, lors de la présentation du bilan des incendies de forêts hier à Rabat. Au programme également, le renforcement du parc d’engins par l’acquisition de nouveaux camions citernes feux de forêts pour assurer la proximité aux fronts. Le département de Lhafi s’apprête aussi à renforcer sa flotte aérienne, en acquérant un nouvel avion canadair qui viendra donc s’ajouter aux 4 déjà existants. Pour le Haut commissaire, ce type d’appareil présente de nombreux avantages. Il cite notamment sa capacité de stockage d’eau, qui peut atteindre 7 tonnes. Ce type d’avion se distingue aussi par son autonomie de vol qui est de 2h30. D’autant plus qu’ «il ne nécessite que 10 minutes pour se charger d’eau contrairement à l’Hercule 730 qui a besoin de 2 à 3 heures pour la même opération», a relevé Lhafi. Toutefois, il ne faudra pas se contenter uniquement du parc aérien pour éteindre les feux de forêts. Selon le Haut commissaire, «l’efficacité garantie par le biais de l’aviation sans le renforcement de la lutte terrestre ne dépasse pas 15%». D’où la «nécessité de mettre en place un dispositif global, consolidant notamment la communication sol-sol et sol-air», a-t-il affirmé. La liste des actions prévues pour l’année en cours est longue. Il s’agira, entre autres, de renforcer le programme d’aménagement aéroportuaire en point d’eau, particulièrement à Al Hoceima et Nador. Au programme également, l’octroi de crédits supplémentaires aux forces royales air et à la gendarmerie royale pour leur permettre d’assurer une maintenance régulière de la flotte des avions bombardiers, en l’occurrence le turbo thrush et le CL 415.
    La mise en place d’un nouveau plan d’action était nécessaire pour faire face aux incendies qui continuent de dévaster nos forêts. En effet, le bilan du Haut commisariat fait état de 411 incendies en 2013. Ce sont pas moins de 2.207 hectares qui sont partis en fumée au cours de la même année. Plus de la moitié de ces feux ont été déclenchés dans le sud-ouest du pays. Rappelons d’ailleurs l’incendie qui avait ravagé en août dernier la forêt d’Amskroud, dans la région d’Agadir. Les conditions climatiques, notamment la température élevée et la vitesse du vent avaient handicapé les opérations d’intervention, comme l’a déploré Abdeladim Lhafi. Rien que cet incident a détruit 1.200 hectares, soit près de 55% de la superficie globale touchée l’an dernier. 100% des incendies sont le fait de l’homme. 
    Les efforts déployés par le département de Lhafi ne sont plus à démontrer. «92% des incendies déclarés ont été maîtrisés avec l’efficacité requise», a affirmé un responsable du Haut commissariat. Pour convaincre, il a indiqué que la superficie touchée par chaque incendie n’a pas dépassé 5 hectares. Il a également fait valoir les performances du Maroc en matière de prévention, comparant notamment sa superficie ravagée (2.207 hectares)  à celle qui a été dévastée en Espagne (54.170) ou encore au Portugal (48.000).

    Performances

    L’analyse des incendies de forêts survenus lors de la dernière décennie fait ressortir une variabilité interannuelle en termes de superficie dévastée. Elle montre aussi les efforts déployés en matière de surveillance et de détection qui ont permis une baisse significative de la superficie moyenne brûlée. Celle-ci a atteint 5 hectares en 2013 contre 14 à la fin des années 1990.

    Hajar BENEZHA

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