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    Analyse

    Le plan Benabdallah pour l'habitat
    Congrès du PPS: Cinq candidats pour un fauteuil

    Par L'Economiste | Edition N°:4280 Le 21/05/2014 | Partager
    La dernière ligne droite avant l’épreuve
    Sauf coup de théâtre, Nabil Benabdallah devrait rempiler
    Le PPS n’est pas garant des propos des ministres du PJD ou du chef du gouvernement

    «Nous avons fait œuvre utile, que ce soit pour le bilan de nos ministères, ou par rapport à notre influence sur l’orientation du gouvernement», a souligné Nabil Benabdallah, en tirant les enseignements de sa participation au gouvernement dirigé par le patron du PJD Abdelilah Benkirane

    A mesure que le Congrès du PPS s’approche (30 mai-1 juin), le nombre des candidats à la succession de Nabil Benabdallah au poste de secrétaire général grossit. Après Mhamed Grine, c’est au tour de Mohamed Saïd Saadi, Abdelhafid Oualalou et Aziz Drouje de se lancer dans la bataille. «La candidature est libre et je souhaite à ces camarades d’avoir du succès et surtout les projets politiques nécessaires pour porter le PPS. Pour ma part, je ne suis pas dans une ambition personnelle. Je suis dans le portage d’un projet politique et une majorité du parti. Il s’agit d’une volonté collective, avec une large équipe qui fera émerger son candidat au moment voulu», a souligné le patron sortant du PPS. Une manière acrobatique pour laisser entendre qu’il sera, le moment venu, sur le ring pour défendre son poste. Il a eu l’occasion de dire, y compris à certains de ses compétiteurs, que tout est discutable, sauf deux choses: l’unité du parti et l’autonomie de sa décision. «Un parti des institutions ne se voit pas dicter ses orientations par des milieux extérieurs. Et je l’assume. Je pense que le PPS est toujours un parti soucieux de développer son action partisane dans le cadre de la collaboration et de la fidélité aux institutions. Et cela ne changera pas», dit-il. «Même quand nous étions dans la clandestinité, nous étions fidèles à cette ligne. J’ose espérer que ces aspirations personnelles de candidatures ne sont pas téléguidées».
    Reste que la participation au gouvernement dirigé par le PJD sera au cœur du congrès même si Nabil Benabdallah claironne que le positionnement de son parti est à gauche. «Nous maintenons l’aspiration d’avoir des rapports particuliers avec l’USFP et pour que la koutla continue de porter un projet commun. Mais dans le contexte de 2011, et les résultats des élections portant le PJD à la première place, le PPS avait décidé d’accompagner cette formation pour ne pas la laisser dériver, pour que nous puissions, avec Sa Majesté, assurer la stabilité». L’idée est aussi de pouvoir encadrer le processus de réformes dans le pays. A cette époque, l’Istiqlal était également convaincu de ce discours. L’USFP avait fait un autre choix. Pour Benabdallah, cette expérience ne souffre d’aucune contradiction ni mesure qui pourraient marquer un recul par rapport aux valeurs et aux principes du PPS.
    Après 27 mois au gouvernement, les enseignements tirés de cette expérience sont nuancés. «J’ai du mal à dégager des aspects foncièrement négatifs par rapport à notre participation. Même au sein du parti, il y a parfois des réactions négatives, comme si nous devions être garants des propos des ministres du PJD ou du chef du gouvernement. Ce qui pourrait constituer pour nous un problème, c’est par rapport aux orientations des réformes qui sont parfois ultralibérales, sur la Caisse de compensation, sur le système des retraites, sur la réforme de la fiscalité… Et là, le PPS joue son rôle, et «il est écouté, afin de réorienter les réformes dans un sens plus social. Effectivement, lorsque nous sommes dans un gouvernement, nous supportons le bon et le moins bon. De ce côté, il ne s’agit pas d’avoir une attitude schizophrène», précise le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville qui rappelle qu’il a une marge de manœuvre.

    Sur orbite

    L’ambition du PPS est d’être le premier parti de la gauche. « Historiquement, nous le sommes. Nous cherchons à l’être électoralement, par l’influence politique et par l’implantation organisationnelle. Les tournées récentes, les choix politiques faits ces dernières années, y compris la participation au gouvernement, nous mettent sur orbite. Avec les meetings que je fais pour le congrès, je vois qu’il y a une force montante constituée par le PPS», a indiqué Nabil Benabdallah. Pour les prochaines élections, le parti table sur le doublement du nombre de ses élus sur les plans local et national. «Le positionnement du PPS et l’entrée dans un gouvernement dirigé par le PJD ont fait qu’il y a une étincelle, une sorte de sauce qui a pris et qui nous permet d’avoir un meilleur rayonnement populaire», a-t-il dit.

    M. C.

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