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Europe

Le FMI conseille à la France de sortir de l’ajustement

Par L'Economiste | Edition N°:4278 Le 19/05/2014 | Partager
La réduction des dépenses et la baisse d’impôts doivent aller de pair
La croissance restera encore molle: 1% en 2014
Un smic moins rigide fort recommandé

L’économie française n’a pas redémarré au premier trimestre, ce qui fragilise les ambitions du gouvernement en matière de réduction d’impôts

LE Premier ministre Manuel Valls persiste et signe. Environ 1,8 million de ménages vont sortir de l’impôt sur le revenu dès 2014. Cette mesure équivaut à un milliard d’euros de nouvelles réductions d’impôt. La presse parle «d’un geste fiscal» plus ambitieux que prévu en pleine crise. Justement pour connaître l’état de santé de la France, le FMI s’est intéressé de très près à ses points forts et à ses points faibles. D’après les conclusions d’une mission de consultation 2014, «un ajustement budgétaire très substantiel (de l’ordre de 3% du PIB au cours des trois dernières années) a déjà été mené et le déficit structurel a été réduit de moitié depuis 2010». La stratégie d’ajustement suivie jusqu’à présent a atteint ses limites. Dans ce contexte, les deux programmes de stabilité et celui de réforme définissent un programme triennal centré sur la réduction de la dépense et sur des mesures visant à accroître la réponse de l’offre, note le Fonds. Un autre constat: les objectifs de la politique budgétaire font face à des défis de taille. En premier lieu, «les baisses prévues de la fiscalité signifient que les réductions de la dépense par rapport à sa croissance tendancielle devront être de grande ampleur si, comme elles doivent l’être, les finances publiques sont amenées à retrouver leur équilibre à moyen terme». Les réductions de dépenses ont été estimées à 50 milliards d’euros au cours des trois prochaines années.
La reprise de l’activité va rester peu dynamique. Les experts du FMI prévoient que la croissance atteindra 1% cette année et 1,5% en 2015 car «les mesures de politique de l’offre ne stimuleraient la croissance que graduellement». L’inflation s’établira, elle, à environ 1%.
Plusieurs mesures, selon le FMI, réduiraient les risques associés à la mise en œuvre de la politique budgétaire. D’abord, décrire dès la prochaine loi de finances pluriannuelle les mesures et les instruments qui permettront les réductions de dépenses à moyen terme. Puis, renforcer les structures institutionnelles et de gouvernance des autorités locales. Enfin, faire reposer les budgets annuels sur des hypothèses macroéconomiques prudentes.
Au-delà de la question du redressement des finances publiques, le gouvernement fait face aux enjeux d’emploi et de compétitivité. Comme solutions, les baisses de taxes et de cotisations sociales permettront aux entreprises d’améliorer leur compétitivité, à condition que «ces nouvelles marges de manœuvre soient utilisées pour augmenter l’investissement». D’un autre côté, le choc de simplification devrait offrir des gains significatifs au secteur privé. Des réformes sur le marché du travail et le marché des biens et services s’imposent pour accompagner ces mesures.
Plus de place pourrait être accordée à la négociation des partenaires sociaux au niveau de l’entreprise. La négociation salariale devrait veiller à assurer une meilleure adéquation entre salaires et productivité. Le salaire minimum est un élément clé dans le processus de formation des salaires, est-il recommandé. La formule d’indexation pourrait ainsi être ajustée pour prendre en compte leur taux de chômage élevé. De même, une volonté renouvelée de lutter contre les rentes de marché apparaît comme un grand moyen pour stimuler l’activité économique.

Titrisation des crédits bancaires

LES réformes du marché financier ont poursuivi deux objectifs, selon le FMI: «assurer la continuité du financement de l’économie et renforcer la stabilité financière». Avec la reprise économique et le redémarrage de la demande de crédit, la capacité des banques à financer l’économie pourrait néanmoins s’avérer insuffisante, soulève l’institution. Ce risque peut être limité par la titrisation des crédits bancaires et par le recours des grandes entreprises et des entreprises de tailles intermédiaires (ETI) au financement de marché. Une réforme plus large des incitations fiscales et de l’épargne réglementée pourrait se révéler nécessaire afin d’accroître la capacité des banques à récolter des dépôts, d’assurer l’efficacité de l’intermédiation financière et d’assurer un financement continu des entreprises, est-il recommandé.

Fatim-Zahra TOHRY

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