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Economie

Balance commerciale
La consommation creuse le déficit

Par L'Economiste | Edition N°:4278 Le 19/05/2014 | Partager
Recul des achats des biens d’équipement
Les IDE décrochent de plus de 20%

Source: Office des changes

A eux seuls, les nouveaux secteurs contribuent au tiers des exportations. Et l’industrie automobile dépasse désormais les secteurs traditionnels comme le textile, cuir, agro-industrie et même les phosphates et dérivés

LE déséquilibre des échanges commerciaux continue de s’accentuer. A fin avril dernier, le déficit dépasse de 4,4 milliards de DH la valeur totale des exportations. Il résulte, pour l’essentiel, des achats massifs de produits alimentaires et des biens finis de consommations dont la facture s’est établie à plus de 38 milliards de DH. Elle concerne, pour la majeure partie, les céréales, le lait et dérivés, les voitures de tourisme, l’habillement et l’électroménager.  Bien évidemment, l’import de  produits énergétiques pèse lourdement dans la balance commerciale mais il demeure incompressible. Bien au contraire, une décélération de cet import équivaut au ralentissement de la machine de production. Et c’est le cas, puisque l’Office des changes relève une baisse des acquisitions de ces produits durant le mois d’avril sans toutefois la quantifier. Ce qui est sûr, c’est qu’elle reste liée à la dégringolade qu’ont connue les importations des biens d’équipement. Celles-ci se sont repliées de 9% sous l’effet d’un plongeon des deux tiers des achats des machines et des véhicules industriels. Il en est de même pour les IDE (Investissements directs étrangers) dont le flux net a marqué un recul de 21,7% à 7,6 milliards de DH contre 9,7 milliards à fin avril 2013. Côté matières premières et produits semi-finis qui entrent dans la production de biens réexportés, il est relevé une quasi-stagnation, voire une baisse. Excepté les matières plastiques et quelques articles utilisés par le BTP, les autres produits affichent un repli. 
Cependant, l’amélioration de 4,3%, reste liée à la poussée des ventes des nouveaux secteurs, en particulier l’industrie automobile qui a enregistré un plus de 4,5 milliards de DH sur les quatre premiers mois de l’année. Au total, la valeur des ventes de cette activité a culminé  de 13,9 milliards de DH, en forte hausse de plus de 48%. Ces chiffres placent cette activité en tête des secteurs exportateurs, dépassant ainsi les phosphates et dérivés, les textiles, cuir et l’agro-industrie. (Voir infographie). La même tendance haussière est observée pour l’électronique, l’aéronautique et l’industrie pharmaceutique. 
En revanche, les exportations des phosphates et dérivés restent sur un trend baissier. Selon les estimations de l’Office des changes, elles ont chuté de 13,7% sur les quatre premiers mois à 11,2 milliards de DH. Les produits agricoles et agroalimentaires affichent la même tendance à la baisse. Alors que le textile et cuir enregistre une légère augmentation de 1,1% à 11,1 milliards de DH.


A. G. 

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