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Analyse

Hôpitaux cherchent médecins désespérément…

Par L'Economiste | Edition N°:4278 Le 19/05/2014 | Partager
152 centres de santé fermés faute de personnel
L’hôpital Moulay Youssef de Rabat sera rasé et reconstruit
Le Samu de Casablanca bientôt opérationnel

En plus d’un manque d’infrastructure médicale, le secteur de la santé affiche une carence chronique en praticiens. Une situation qui ne risque pas de changer de sitôt puisque l’objectif de former 3.300 médecins à l’horizon 2020 est compromis

152 centres de santé sont fermés! Une donnée pas croyable au vu de la carence que connaît le pays en matière d’offre de soins. Pourtant, des bâtiments ont été construits sans que le personnel adéquat n’y soit jamais affecté. La planification des investissements est faite sans tenir compte de la composante humaine! Cette situation révèle un important déficit de gouvernance. A priori, le problème de la Santé peut être mis sur le compte de la faiblesse des moyens financiers. Le postulat, qui n’est pas totalement faux, est à prendre avec des pincettes. «La banque européenne d’investissement (BEI) a accordé au Maroc 82 millions de dollars il y a plusieurs années. Elle avait soutenu 16 hôpitaux qui devaient voir le jour en 2010», confie El Houssaine Louardi, ministre de la Santé. Valeur aujourd’hui, un seul hôpital vient à peine d’ouvrir ses portes à El Jadida et non sans difficultés. Par contre, l’hôpital de Saïdia qui est doté des derniers équipements est toujours fermé. Cette situation est jugée intolérable par Louardi. Le ministre progressiste (PPS) compte y mettre de l’ordre avec un suivi rigoureux des chantiers sur le terrain. «Les travaux de l’hôpital psychiatrique de Kelaât Sraghna étaient en arrêt depuis 3 ans», regrette le ministre. Ce dernier reconnaît que plusieurs projets sont bloqués à cause de calculs politiques Pourtant, «la santé est le secteur où les calculs politiques doivent être mis à l’écart».
Ici et là, plusieurs projets d’hôpitaux commencent à prendre forme. Dans le sillage de la mise à niveau de Rabat dotée de 18 milliards de DH, la composante hospitalière occupe une place importante. L’hôpital Moulay Youssef de la capitale sera rasé et totalement reconstruit et équipé par une structure privée. Cette dernière prendra à sa charge la gestion et l’entretien des équipements de l’hôpital. L’activité de soins continuera à être exclusivement du ressort du ministère de la Santé. Aujourd’hui, le dossier est chez les Finances pour les dernières retouches. Ce sera une première expérience dans le domaine sous forme de partenariat public-privé. D’autres devraient suivre. Les études techniques des trois CHU Agadir, Tanger et Rabat seront bouclées d’ici fin juin et les appels d’offres seront bientôt lancés.
L’autre grand problème dont souffre la Santé porte sur les dysfonctionnements au niveau des services d’urgences. Toute une stratégie a été concoctée dans ce sens avec un budget de 550 millions de DH. Une soixantaine d’ambulances médicalisées viennent d’être acquises des Etats-Unis. «Ce sont de petits hôpitaux mobiles avec tous les équipements nécessaires à un coût unitaire de 4 millions de DH», annonce Louardi. L’idée est de sortir l’hôpital de ses murs et d’aller au plus près des patients pour une meilleure réactivité. Trois hélicoptères/ambulances vont être déployés à Oujda et Laâyoune (fin mai) et Tanger (en 2015). La Santé veut également donner une nouvelle vie au Samu. Celui de Casablanca sera opérationnel dans 2 à 3 semaines. Pour le privé, un label «Urgence» sera mis en place pour s’assurer que les cliniques respectent les règles nécessaires dans ce domaine. Le ministère a également mis en place un nouveau numéro d’urgence gratuit (141). Toutefois, 77% des appels sont faux.

753 millions de DH pour les maladies psychiatriques

LE 26 juin 2013, un plan national de la prise en charge de la santé mentale et psychiatrique a été lancé pour un budget de 753 millions de DH. Les résultats sont déjà tangibles. Un nouveau service de psychiatrie, sous le nom de clinique Yasmine, a vu le jour au sein de l’hôpital de Marrakech. Le ministère se dirige vers l’ouverture de petits services à dimension humaine. L’objectif est de lutter contre la discrimination et la stigmatisation dont souffre ce type de patients. Un deuxième hôpital psychiatrique a ouvert ses portes à Oujda. La loi sur la prise en charge et la protection des malades mentaux et psychiatriques qui date de 1969 va être complètement revue. A l’époque, le Maroc était précurseur dans ce domaine. Aujourd’hui, un nouveau texte a été déposé auprès du SGG. «Nous avons exigé à ce que 2% du budget alloué aux médicaments soient dédiés aux maladies psychiatriques», annonce Louardi.

Ilham BOUMNADE

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