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Analyse

Les mille et un chantiers de Louardi

Par L'Economiste | Edition N°:4278 Le 19/05/2014 | Partager
Encourager l’investissement, politique pharmaceutique…
Le chèque de garantie et le paiement des honoraires au noir interdits

El Houssaine Louardi, ministre de la Santé : «Dans le secteur de la Santé, les calculs politiques devraient être mis à l’écart»

L’OUVERTURE du capital des cliniques aux non-praticiens a mobilisé les débats occultant du coup les problèmes de fond que connaît le secteur. Privé et public réunis ne produisent pas plus de 100 lits par an alors que l’équipement en scanners s’effectue à raison d’un scanner tous les deux ans sans oublier que certaines zones ne comptent aucune clinique… Un tableau clinique qui mérite un traitement d’urgence. «Si nous continuons sur cette voie, les problèmes vont s’aggraver», avertit El Houssaine Louardi, ministre de la Santé lors du Club d’Assabah(1). Malgré les critiques que le projet de loi sur l’exercice de la médecine soulève, Louardi ne compte pas reculer. Il poursuit l’offensive en ouvrant  plusieurs chantiers en parallèle: les urgences, la politique pharmaceutique, le partenariat public-privé, les recrutements des professionnels…
Le schéma proposé pour les cliniques  privées permettra d’améliorer l’offre de soins, de drainer les investissements et de
créer de l’emploi. Mais les investissements s’effectueraient en fonction de la carte sanitaire. Une cinquantaine d’investisseurs ont manifesté leur intérêt. «Aucun Marocain n’en fait partie. Nous avons reçu un dossier d’investissement de 153 millions de dollars», révèle le ministre.
En étoffant l’offre de soins, le Maroc pourrait aussi développer le tourisme médical. Un créneau porteur et que de nombreux pays encouragent. Pour le ministre, le projet de loi ne fera que légaliser une situation de fait. Certaines cliniques sont déjà constituées en SA ou Sarl et comptent dans leur tour de table des non-médecins.
Le tollé suscité par la disposition sur le capital des cliniques cacherait surtout des résistances aux changements et à la transparence que le texte devrait introduire. L’interdiction des chèques de garantie et le paiement des honoraires au noir, l’affichage des prix ainsi que de la liste des médecins… sont autant de mesures censées mettre de l’ordre dans le secteur privé. De même, la concurrence permettra, selon Louardi, «de baisser les prix tout en tirant la qualité vers le haut». Ce texte qui mobilisera certainement les débats au Parlement, le lobby des médecins étant bien représenté, a  prévu des garde-fous. «La pratique médicale est du ressort du médecin. Nous avons proposé une relation conventionnelle avec la clinique. Le salariat sera interdit», explique le ministre. Un comité d’éthique et un comité médical d’établissement sont également prévus. Composé de médecins, le comité médical sera chargé des recrutements, du choix du matériel médical de la clinique ainsi que de toute l’activité médicale. Dans ce secteur, le partenariat publicprivé est également encouragé. Dans le cas des dialyses par exemple, le département de la Santé a mobilisé 308 millions de dirhams cette année. Une enveloppe qui devrait couvrir les soins dans le privé puisque le secteur public n’arrive pas à faire face. Pour cela, un appel d’offres sera bientôt lancé.

 

K. M.

(1) Le Club d’Assabah s’est tenu mercredi 14 mai

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